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Interdire la fessée : les arguments des « pour » et des « contre »

S’il y a un sujet qui défraie la chronique ces derniers temps, c’est celui de la fessée. Opposants et partisans échangent leurs points de vue parfois violemment. Mais qu’est-ce qui se dit exactement dans ce débat ravivé depuis que la France a été épinglée par l’ONU pour interdire la fessée ? Voici un résumé pour avoir une vision globale du sujet.

Interdire la fessée : les arguments des « pour » et des « contre »

Les arguments contre l'interdiction

- « J’ai reçu des fessées et je n’en suis pas mort. »
- « Il y a une grande différence entre mettre quelques fessées et battre son enfant. »
- « De nos jours les enfants sont mal élevés, il y a des fessées qui se perdent. »
- « Mes parents me donnaient des fessées petit et ils avaient raison, j’en aurais même mérité plus. »
- « Une petite fessée de temps en temps n’a jamais fait de mal à personne. Bien au contraire »
- « J’ai donné des fessées à mes enfants, ils m’aiment toujours et ne sont pas traumatisés. »
- « Interdire la fessée c’est créer une génération d’enfants-rois. »

Dans les « anti-lois » on retrouve parfois des partisans de la fessée, pour une éducation stricte dont le châtiment corporel fait partie intégrante même s’il est évidemment mesuré. C’est l’éducation qu’ils ont reçu et qui leur semble juste pour leurs enfants. Pour eux, donner une fessée, c’est mettre une limite plus forte que le non, face à un danger, au non-respect d’une injonction ou d’une règle. 

Mais dans les « anti-lois » on retrouve aussi des non partisans de la fessée mais qui estime qu’une loi d’interdiction est dangereuse et extrême. Elle affaiblirait le rôle des parents et devrait plutôt être remplacée par une promotion de l’éducation sans violence.

Les arguments pour l’interdiction

- « La fessée, cela défoule surtout le parent. »
- « Il y a d’autres alternatives à la fessée : parler et expliquer. »
- « Une tape même une fois c’est le début de la violence. »
- « Être violent avec son enfant, c’est lui inculquer la violence et que la raison du plus fort est toujours la meilleure. »
- « L’enfant ne comprend pas la fessée comme une sanction mais comme une humiliation. »
- « On ne peut pas apprendre à un enfant à ne pas taper si on le tape. »

Les « pro-loi » mettent en avant les droits internationaux de l’enfant ainsi que les nombreuses études scientifiques démontrant les méfaits des châtiments corporels.

Parmi les opposants on retrouve aussi des personnes qui ont été éduquées sans jamais recevoir de fessée ni de punition et qui estiment, arrivées à l’âge adulte, respecter les autres et les règles. On retrouve également des opposants qui à l’inverse, ont souffert de châtiments corporels qu’ils ont vécu comme des humiliations et des gestes de violence.

Plus que des choix éducatifs, c’est l’histoire de chacun qui se confronte à celle de l’autre et qui attise les tensions. L’éducation est-elle une affaire personnelle, un choix que chacun fait en tant que parent, comme il le souhaite et surtout comme il le peut ? 

Qu’en pensez-vous ? Faudrait-il interdire la fessée ?

 

Publié le 22/02/2016 à 15:02 mis à jour le 31/03/2016 à 14:14

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