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La motricité libre : c’est quoi ?

La motricité libre est un peu au développement moteur ce que la DME est à la diversification. Nouvelle tendance ou bon sens ? Décryptage de cette approche du développement moteur de l’enfant.

La motricité libre : c’est quoi ?

D’où vient ce concept de motricité libre ? 

C’est une certaine Emmi Pikler qui a développé la motricité libre aussi appelé développement moteur autonome. Cette pédiatre hongroise née en 1920 a travaillé sa vie durant sur le développement moteur de l’enfant. Elle a pu constater que les enfants sont acteurs de leur motricité si tant est qu’on les laisse faire. Le rôle des parents est alors d’accompagner et non pas de conduire l’apprentissage. Une nuance qui a son importance.

De la position sur le dos à la marche

La pédiatre a décrit les différentes phases du développement moteur naturel de l’enfant. Il part du dos, au sol, pour ensuite passer par plusieurs étapes avant d’acquérir la marche :
- il va apprendre à rouler sur le côté pour se retrouver sur le ventre ;
- puis il va se déplacer en rampant (reptation) et se mettre à quatre pattes, sur les genoux et les mains ;
- et réussir à se mettre assis ;
- puis à se lever, à l’aide d’un appui (meuble par exemple) ;
- et enfin se mettre à marcher en se mettant accroupi puis en se levant et trouvant son équilibre.
C’est en passant chaque étape, petit à petit, qu’il va pouvoir apprendre à appréhender le monde mais aussi muscler toutes les parties du corps qui vont intervenir dans la marche. Le faire sauter une étape, en le mettant assis alors qu’il ne sait pas le faire seul par exemple, peut le bloquer dans son développement. Pourquoi apprendre à me mettre assis si papa ou maman m’installe dans cette position ? Cet ordre d’acquisitions motrices serait même inscrit dans nos gênes. En bref : faites confiance à votre bébé, il sait ce qu’il fait !

La spontanéité : la clef de la motricité libre

Votre enfant, en le laissant faire, prend un plaisir immense à se mouvoir et à acquérir de nouvelles aptitudes. Comme l’explique Emmi Pikler, « au travers de l’exercice de cette activité spontanée, le bébé est en vérité le moteur, l’animateur de la progression de son développement global : psycho-moteur, cognitif, psychique ». En explorant ses capacités motrices, progressivement, c’est bien plus que la motricité qu’il va développer. Ce sont tous ses sens et ses facultés qui sont en ébullition. Enfin, il y a un élément primordial qu’il va pouvoir intégrer et bénéficier toute sa vie : la confiance.

Il n’y a que des bonnes raisons de choisir la motricité libre. En plus, c’est économique : à part un tapis un peu rembourré et quelques aménagements pour que bébé puisse apprendre à se mouvoir sans dangers (vases, meubles instables, etc.), il n’y a pas besoin d’acheter quoi que ce soit, ni transat ni pousseur. A tester !

 

 

Publié le 16/05/2016 à 10:51

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