Inscrivez-vous et recevez votre E-box de bienvenue

Je m'inscris

Accouchement : ce qu’il faut savoir sur le déclenchement artificiel du travail

Parfois, bébé se fait attendre et ne semble pas vouloir venir. Il faut donc aider la nature à faire son œuvre en déclenchant le travail : c’est le déclenchement. Pourquoi y avoir recours ? Comment cela se déroule ? On vous dit tout sur la question.

Accouchement : ce qu’il faut savoir sur le déclenchement artificiel du travail

C’est quoi un déclenchement ?

Le déclenchement artificiel du travail vise à dilater le col de l’utérus en provoquant des contractions : la Haute autorité de santé la définit comme « une intervention médicale destinée à induire de manière artificielle des contractions utérines qui provoquent l’effacement progressif et la dilatation du col utérin, et aboutissent à la naissance du bébé ».

Comment déclenche-t-on un travail artificiellement ?

Il existe différentes manières d’induire le travail :
- en effectuant un décollement de membrane : une pratique qui consiste à séparer la membrane de la poche amniotique du col et de la paroi utérine en passant un doigt lors d’un toucher vaginal. Souvent douloureux, cette méthode n’est pas une science exacte ;
- en perçant la poche des eaux : mais cela est possible uniquement si le col est déjà un peu dilaté et que bébé n’est pas trop haut et qu’il appuie bien sur le col ;
- en posant une perfusion d’ocytocine :
- en appliquant du gel de prostaglandine sur le col de l’utérus quand le col n’est pas suffisamment mature.
Certaines actions peuvent être combinées – perfusion + rupture artificielle de la poche des eaux – pour augmenter les chances de provoquer le travail.

Quand est-ce qu’un déclenchement peut être décidé ?

Un déclenchement peut être proposé uniquement si le travail n’a pas démarré et si le col est déjà un peu ouvert :
- quand le terme est dépassé (41 SA + 6 jours) ;
- quand la poche des eaux est rompue mais qu’il n’y a pas de contraction sous 48 heures ;
- en cas de diabète mal équilibré et de risque fœtal ;
- en cas de grossesse gémellaire qui dépasse les 39SA + 6 jours ;
- en cas de retard de croissance du bébé ;
- en cas d’accouchement précédent rapide ;
- en cas de problème de tension ou de signe de pré-éclampsie.
Le déclenchement peut être proposé pour raison médicale donc ou pas. Parmi les raisons non-médicales, il y a la volonté des femmes enceintes d’abréger la grossesse ou des contraintes familiales (présence du père). Durant la durée du déclenchement et le travail, s’il se met en route, vous serez suivie par monitoring.

Est-ce que ça fait mal ?

Les contractions déclenchées par un déclenchement peuvent être plus intenses qu’un travail qui s’installe naturellement… et donc cela peut être plus douloureux.

Y a-t-il des effets indésirables ?

Comme toute intervention médicale, il y a des risques. L’utérus peut se contracter trop souvent ou le travail sur le col peut se stopper et nécessiter une césarienne. Selon une étude de l’Inserm, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, les femmes ayant reçu de l’ocytocine pour déclencher un travail ont plus de risque d’avoir une hémorragie post-partum.

Mais rassurez-vous, dans la plupart des cas, tout se passe ! N’hésitez pas à parler de vos craintes et de poser vos questions à votre obstétricien !

Publié le 04/04/2017 à 15:14 mis à jour le 07/04/2017 à 17:55

Articles les + populaires

0 commentaire

Vous devez vous inscrire ou vous identifier pour pouvoir poster un commentaire.

En poursuivant votre navigation sur laboiterose.fr, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plus