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L'épisiotomie : un mal nécessaire ?

L’épisiotomie est souvent un mot, et un acte, qui fait peur aux futures-mamans. Est-ce que cet incision est vraiment obligatoire ? Est-il vraiment si douloureux qu’on l’imagine ? On vous éclaire sur ce sujet délicat.

L'épisiotomie : un mal nécessaire ?

C’est quoi exactement une épisiotomie ?

L’épisiotomie est un acte qui consiste à venir couper sur 3 à 4 cm, avec un ciseau prévu à cet effet, une partie du muscle du périnée et par la même la muqueuse vaginale ainsi que la peau vulvaire. Elle est réalisée au moment de l’expulsion ou lors d’une contraction. Une anesthésie n’est pas pratiquée la maman est sous péridurale. Sans péridurale elle est généralement pratiquée en pleine contraction donc la maman ne sent pas grand-chose. Par contre, une anesthésie est souvent pratiquée au moment de la suture, après la naissance.

 

Pourquoi pratiquer une épisiotomie ?

C’est une bonne question, car en effet, d’après le CNGOF (Conseil nationale des gynécologues obstétriques français), « l’épisiotomie libérale en prévention des troubles de la statique pelvienne et des incontinences n’a pas atteint ses objectifs ». Elle ne prévient donc pas de l’incontinence urinaire ou anale ni des risques de déchirures graves. Présentation par le siège, grossesse gémellaire, péridurale, les praticiens évoquent plusieurs explications : certains cas – souffrance fœtale, utilisation d’instruments – peut éventuellement en justifier sa pratique.

 

Un acte systématique ?

En 2002-2003, le taux d’épisiotomie était de 47 % (68 % chez la primipare et 31 % chez la multipare), soit une femme sur deux. Conscient que ce taux était très élevé et que l’acte n’était pas indispensable, une sensibilisation visant à réduire cette pratique a été menée par les gynécologues obstétriciens. En 2010-2013, selon une étude menée par un collectif, le taux serait descendu autour des 30 % (47% pour un premier accouchement, 16 % pour les suivants). Mais 85 % des épisiotomies sont encore pratiquées sans le consentement des patientes.

 

Déchirure ou épisiotomie : la peste ou le choléra ?

Souvent, les partisans de l’épisiotomie font peur aux femmes en leur disant qu’il vaut mieux une coupure bien nette qu’une vilaine déchirure. Certes. Mais qui peut prévoir ce que fera une déchirure ? Si vous devez faire confiance aux professionnels qui vous entourent, n’hésitez pas à en parler avec eux : une épisio oui, mais seulement si c’est vraiment indispensable. 

Quant au point du mari, un point qui vise à resserrer l’entrée du vagin en recousant plus que nécessaire, c’est une pratique décriée mais encore tabou qu’il est difficile à évaluer…

 

Le droit de dire non

Votre corps vous appartient, il est donc tout à fait légitime de refuser une épisiotomie si cela n’est pas du tout justifié. C’est un acte chirurgical qui nécessite légalement votre consentement avant d’être pratiqué. Cela laisse à réfléchir quand on sait ce qu’une épisiotomie peut avoir comme conséquence sur votre vie intime ou même votre confort après la naissance. N’hésitez pas à en parler avec votre sage-femme, à l’inscrire dans votre projet de naissance ou à en parler à l’équipe qui vous accueille à la maternité le jour J. Sachez également qu’il est parfois possible de l’éviter, en massant bien le périnée pour l’assouplir un peu.

 

Publié le 07/06/2016 à 10:27

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