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Accoucher à la maison

Aussi appelé AAD, l’accouchement à domicile est une pratique encore peu courante en France alors même qu’elle était la règle avant que les maternités existent. À travers le monde, c’est d’ailleurs le mode d’accouchement le plus répandu. Présentation de cette manière particulière de donner la vie.

Accoucher à la maison

Accoucher librement

La surmédicalisation, ça vous parle ? Monitoring, impossibilité de bouger durant le travail ou de se promener, intervention trop importante du personnel médical, actes systématiques (touchers vaginaux, épisiotomie…), interdiction de boire et de manger, les raisons invoquées par les femmes qui ont fait le choix d’accoucher chez elles sont multiples. Elles ont généralement envie de se réapproprier l’acte de l’accouchement souvent après une expérience négative en maternité : l’envie de s’écouter, d’être connectée à leur corps mais aussi à leur bébé. Mais pour cela, il faut une bonne dose de confiance en soi et de connaissance de son corps. L’accouchement à la maison n’est peut-être pas fait pour tout le monde. Et parfois, ça se passe aussi très bien à la maternité, fort heureusement !

Naître en douceur

Le bien-être de bébé est également souvent au cœur de cette démarche d’AAD. Proposer une naissance sans violence, c’est accueillir bébé dans le calme et la douceur : lumière tamisée, cordon coupé plus tardivement, pas de bain, mais plutôt un peau à peau qui dure avec maman et papa, une première tétée quand il veut… l’idée est de prendre le temps d’accueillir son enfant qui vient d’arriver sans se presser, en écoutant son cœur. Bien sûr, la sage-femme est là pour surveiller bébé, voir si tout va bien, et s’assurer que la délivrance se déroule bien : rien n’est laissé au hasard.

Un accouchement sans péridurale

Si vous n’imaginez pas un accouchement sans péridurale, passez donc votre chemin ! En accouchant à la maison, vous pourrez certes atténuer les douleurs du travail en marchant, en vous accroupissant, en chantant, en dansant, en criant ou en prenant un bain bien chaud, mais ce qui est certain c’est que vous ressentirez tout le travail. Il faut donc être préparée à vivre un accouchement 100 % physiologique.

Rester dans un cocon familier

Pas de départ à la maternité ni de séparation avec l’aîné, vous mettez au monde votre bébé dans un endroit que vous connaissez, accueillant, familier. Ainsi, vous retrouverez votre lit, pourrez déguster un bon plat préparé par le papa ou la famille, et ne serez pas dérangée au petit matin. Vous gardez vos repaires et pouvez vous consacrer entièrement à votre bébé. Mais attention à s’écouter et à être organisée : demandez à votre entourage de prendre le relais pour s’occuper des repas, du ménage, voire des autres enfants. La priorité pour vous est de récupérer.

Trouver une sage-femme

Mais le plus compliqué finalement, une fois que vous avez décidé d’opter pour ce type d’accouchement, est de trouver une sage-femme pour vous accompagner. En effet, en raison des frais très élevés d’assurance qui leur sont demandés, beaucoup de sages-femmes laissent tomber l’idée des accouchements à domicile. Il est pourtant important de trouver un professionnel de santé qui vous suivra toute la grossesse et pourra être présent le jour J.

Une décision qui se prend à deux

Cet accouchement demande aussi de pouvoir s’appuyer sur le papa, l’avoir comme soutien. Il doit donc se sentir capable de prendre ce rôle, être disponible, mais surtout adhérer à ce projet de naissance si particulier. Discutez-en.

Les risques

Le principal argument contre l’accouchement à domicile est souvent voire tout le temps le risque qu’il représente pour le bébé mais aussi pour la maman en cas de complications. Les complications existent aussi malheureusement en maternité. La sage-femme qui accompagne les mamans à la maison disposent de connaissances nécessaires afin de prévenir les secours ou d’exercer des gestes particuliers en cas de problème. Exit des AAD : les grossesses à risque, multiples et bien souvent les femmes qui ont déjà eu une ou des césariennes. Quoi qu’il en soit seule une sage-femme pourra évaluer si votre grossesse est à risque ou non, et si un AAD est possible sans vous faire courir de danger.

Si vous avez accouché à domicile, n’hésitez pas à partager votre expérience en commentaire !

Publié le 17/01/2017 à 17:45

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