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Qu’est-ce que la psychose puerpérale ou post-partum ?

Après l’accouchement, la jeune maman peut traverser des moments de doutes et de tristesse que l’on nomme baby blues. Mais il existe un trouble plus grave : la psychose puerpérale. Méconnu, il touche fort heureusement seulement 0,5 % des accouchements. Le point sur cette maladie aussi difficile à vivre pour l’entourage qu’imprévisible.

Qu’est-ce que la psychose puerpérale ou post-partum ?

C’est quoi une psychose puerpérale ?

Aussi appelé psychose post-partum, la psychose puerpérale est un trouble psychotique qui touche les femmes venant d’accoucher. Il survient généralement entre le 3e et le 14e jour mais il peut également apparaître les mois suivant l’accouchement.

Quels sont les signes ?

Particulièrement notables, la jeune mère qui souffre de psychose puerpérale a des idées délirantes, des hallucinations auditives et a une vision erronée de la réalité : peurs irrationnelles, impression de mort imminente, immense fatigue, confusion dans les propos, sentiment de honte et de désarroi total, les symptômes sont très variés. La particularité de ce trouble est qu’il est focalisé sur la maternité et sur le bébé : il peut alors constituer un danger pour la mère (pulsion suicidaire) mais aussi pour l’enfant.

Quelles sont les causes de la psychose puerpérale ?

Souvent indéterminées, les raisons de l’apparition de la psychose post-partum sont pour 30 % la préexistence d’une maladie maniaco-dépressive bipolaire. Cette maladie survient également lors d’un premier accouchement, chez des mères qui ont eu une césarienne mais également qui sont peu entourées. Enfin, elle peut également naître suite à une vulnérabilité génétique.

Comment la soigner ?

Une hospitalisation est indispensable pour soigner ce trouble. Mais le but n’est pas de séparer la mère de l’enfant même si au premier abord il semble y avoir des risques pour le bébé. Il est primordial que l’enfant reste auprès de sa mère, pour l’aider à se sentir légitime et capable de s’occuper de son enfant. Ainsi, généralement, les femmes souffrant de psychose puerpérale sont hospitalisées dans des unités spéciales mère-enfant où elles sont encadrées et accompagnées. Un traitement à base de psychotrope est administré et un travail de fond est effectué pour créer et renforcer le lien maman-bébé.

Comment prévenir cette maladie ?

Il est primordial que les jeunes mères soient bien entourées, que ce soit par leur famille mais aussi par le corps médical après l’accouchement. Cette phase marquée par une chute des hormones brutale et rapide ainsi qu’une fragilité émotionnelle souvent renforcée par la fatigue et le stress d’être jeune parent est une période critique qui nécessite d’être au plus près des jeunes mères. De même, questionner les femmes sur leurs antécédents familiaux et personnels durant leur grossesse pourrait permettre de déceler les sujets à risques.


On dit souvent que devenir mère est un moment heureux, mais cela n’est pas toujours le cas. Il n’y aucune raison de culpabiliser si cela vous arrive ou est survenu : chaque femme fait comme elle peut pour affronter cette nouvelle vie. Et puis il y a des solutions pour aller mieux et établir un lien solide avec votre enfant. Le tout est de parler de vos craintes, durant la grossesse mais aussi lors de votre séjour à la maternité.

 

Publié le 06/10/2016 à 12:29

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