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Il a toujours mal quelque part : les bobos imaginaires

Depuis quelque temps votre enfant a  toujours mal quelque part, un jour c’est le ventre, puis la tête, puis les jambes et il a toujours un bobo à vous montrer. Plusieurs consultations chez le médecin ont été sans résultat. Il le trouve en pleine forme. Comment faire la part des choses entre une véritable pathologie et des bobos imaginaires ? On vous donne quelques pistes pour vous aider à clarifier la situation.

Il a toujours mal quelque part : les bobos imaginaires

Maux réels ou comédie ?

Lorsque votre enfant vous dit qu’il a mal, le premier réflexe est de se poser des questions, voire même de s’inquiéter. Sachez toutefois que le « vrai mal au ventre » ne représente que 10% des cas pathologiques, et s’accompagne très souvent de fièvre, vomissements, diarrhée, perte d’appétit, perte de poids et d’un état général altéré. Dans 90% des cas, il n’est donc pas causé par un problème physique, mais par un problème de « somatisation » c’est-à-dire par un malaise ou un traumatisme psychologique qui se traduit cependant  par de réels symptômes physiques.

Quand se plaint-il ?

Essayez dans un premier temps de repérer dans quelles circonstances il se plaint :
- Le matin avant de partir à l’école, à la crèche ou chez la nounou,
- Tous les soirs au moment du coucher,
- Lorsque vous le laissez pour le week-end dans la famille,
- Lorsque vous lui demandez de ranger sa chambre, ou d’aller s’habiller, ou de faire sa toilette,
- Lorsque vous occupez de son petit frère ou de sa petite sœur,
- Lorsque vous partez à votre cours de gym, de danse, de natation.

Des changements dans sa vie ?

Les enfants sont très sensibles à tout changement : déménagement, séparation parentale, deuil familial, arrivée d’un autre enfant dans la famille, entrée à la crèche après votre congé parental, entrée à l’école. Toutes ces situations peuvent le plonger dans l’anxiété. En effet, la plupart du temps ses malaises sont la façon d’exprimer sa peur, sa peine, son angoisse et d’attirer votre attention, parce qu’il sait que vous allez  vous occuper de lui encore plus que d’habitude.

Comment savoir ?

Ah ! Pas toujours facile. Ils sont bons comédiens ces petits chérubins ! Mais vous êtes encore plus « filou » !
Evidemment, première chose à faire : écarter un réel problème. A-t-il été grognon toute la journée ? Pleure-t-il à la moindre remarque ? Est-il amorphe ? A-t-il mauvais mine ? Refuse-t-il de manger ? A-t-il de la fièvre ?
Si vous ne constatez aucun symptôme grave, et si par contre un bisou magique, un joli pansement, un peu de crème, une compresse froide ou chaude, un gros câlin le remette d’aplomb en un clin d’œil, ou si vous lui dites « tu vas devoir aller te reposer au lit alors, dommage j’avais prévu de te faire faire un petit tour de manège, ce sera pour une autre fois » et vous vous entendez répondre « c’est bon, j’ai plus mal, c’est guéri »  Pas la peine de s’alarmer outre mesure.

Restez à son écoute 

Ne négligez pas systématiquement sa plainte en disant qu’il vous « fait du cinéma ». Pour lui, son mal est bien réel et cache un mal être. C’est sa façon de vous dire que quelque chose ne va pas et il ne sait pas forcément quoi. A vous peut-être de le découvrir en l’interrogeant et en essayant de lui faire dire ce qui le tracasse. En l’écoutant et en le rassurant vous le ferez changer de comportement progressivement. SI toutefois la situation perdurait malgré vos efforts, n’hésitez pas à consulter, souvent quelques séances suffisent pour faire sauter les blocages.

 

 

 

 

 

Publié le 05/09/2017 à 14:14
Auteur : Célia DULONG

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