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Bébés et écrans : attention, danger

Aujourd’hui, les écrans sont omniprésents : télé, tablette, téléphone, ils font partie de notre quotidien… et de celui de nos enfants. Si ces outils peuvent avoir une utilité pédagogique, utilisés à haute dose ou trop jeune, les écrans peuvent entraîner de sérieux problèmes chez les tout-petits : mais quels sont-ils ? On fait le point sur cette question épineuse.

Bébés et écrans : attention, danger

L'usage des écrans par les petits, dénoncé par les médecins

En tant que parents, on peut minimiser l’effet des écrans sur les petits. Comment un écran peut-il entraîner des problèmes chez les petits loulous ? Pourtant, certains médecins, qui sont au contact des enfants au quotidien et travaillent sur le terrain, ont déjà tiré la sonnette d’alarme : ils ont constaté dans leur cabinet que les enfants qui sont en présence d’écran de façon importante, soit 4 à 5 heures par jour, présentent des troubles. Le Dr. Anne-Lise Ducanda, médecin généraliste de PMI, qui appartient au « Collectif Surexposition écrans » (COSE) formés de pédiatres, médecin, psychologues et orthophoniste, s’est exprimée à maintes reprises sur les méfaits des écrans. Les conséquences des écrans à haute dose sur les petits sont donc bel et bien réelles et désormais connues.

Quels sont les effets des écrans à haute dose sur les petits ?

Obésité, problème de sommeil, troubles de l’attention, sont les effets les plus communément rencontrés et connus du public. Mais quand un petit passe des heures entre les tablette, téléphone et télévision, les effets sont autrement plus importants. Troubles du comportement, retard de développement, certains petits pourraient même développer des troubles qui s’apparentent à l’autisme : les enfants sont déconnectés de la réalité. Les conséquences d’un trop grand usage des écrans sont donc réelles et observées par les spécialistes de l’enfance.

Les troubles engendrés par les écrans sont ainsi multiples et touchent plusieurs sphères telles que :
- la motricité ;
- la motricité fine ;
- le développement cognitif.
Les médecins ont rencontré des enfants qui parfois ne parlent pas, ne répondent pas à leur prénom ou qui n’ont pas d’interactions avec les autres enfants ou encore qui ont du mal à tenir des crayons… et la liste est longue.

Des troubles aussi liés aux usages que font les parents des écrans

Mais ce que révèle aussi l’étude de l’usage des écrans chez les petits, c’est aussi l’utilisation importante des écrans par les parents. Occupés sur leurs smartphones, les parents passent moins de temps avec leur petit, à un âge où il se construit grâce à l’interaction qu’il a avec son entourage. Faute de réponse à ses sollicitations, il peut alors se mettre dans une bulle…

Écrans : faut-il les supprimer avant 3 ans ?

Cela peut paraître radical, mais avant 3 ans, ce collectif de médecins préconise zéro écran, quel qu’il soit. Cela reste l’attitude la plus prudente à adopter à leurs yeux. À partir de 3 ans, il est possible de montrer des dessins animés, courts, mais toujours dans des règles bien définies et en présence des adultes. Mais diaboliser les écrans n’est pas non plus la solution : chaque époque a connu de nouvelles avancées technologiques et ses levées de bouclier. Il faut seulement raison garder et limiter et éduque l’usage des écrans en fonction de l’âge de l’enfant. Veillons également à rester vigilant sur notre propre usage des écrans devant nos enfants : nous sommes leur premier modèle !

Que faire si mon enfant présente des troubles liés à l’utilisation des écrans ?

Heureusement, ces troubles ne sont pas totalement irréversibles sur les enfants ne présentant aucun retard particulier ou difficultés d’apprentissage. En supprimant les écrans progressivement, sur environ 15 jours, votre petit pourra à nouveau s’ouvrir au monde qui l’entoure notamment en se reconnectant aux autres enfants, à vous, ses parents, en jouant, en interagissant, mais aussi en découvrant les joies des jeux en extérieur. Il n’est donc jamais trop tard pour revoir l’usage des écrans à la maison. Mais attention : il s’agit d’un véritable sevrage qui peut donc entraîner des crises de manque assez importantes, avec crises de colère et tutti quanti. Il faut tenir bon et persister dans le sevrage d’écran mais surtout ne pas hésiter à vous faire aider par un professionnel de santé.

N’oubliez pas que l’ennui a aussi des vertus : celui de développer l’imagination ! Et il existe d’autres alternatives aux écrans pour occuper vos enfants : des feuilles, des feutres, des puzzles, et tous les jouets qui sont de leur âge !

Pour en savoir plus, consultez le site santé dédié Le bon usage des écrans

Publié le 13/06/2019 à 11:33

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