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Caca boudin et crotte de bique : c’est le temps des gros mots !

La période du caca boudin est loin d’être celle que l’on préfère mais c’est une phase obligatoire par laquelle tous les enfants passent ! Comment y réagir, calmer le jeu et éviter les dérives ? On vous dit tout.

Caca boudin et crotte de bique : c’est le temps des gros mots !

Pourquoi votre enfant jure ?

C’est généralement dès la vie en société que les gros mots apparaissent, en crèche ou à l’arrivée à la maternelle. Dire des grossièretés amuse les tout-petits : entre eux, cela reste un jeu. Quand ils le font avec vous, c’est pour tester vos réactions et vos limites. Mais parfois, ces gros mots sont prononcés volontairement à l’égard d’autres enfants ou d’adultes : là, plus question de jouer la carte du laxisme, car derrière ces mots se cache une volonté d’agresser oralement.

Autour de 3-5 ans, les gros mots vont permettre de s'affirmer face à ses camarades et de s'intégrer socialement, mais aussi d’éprouver le pouvoir et les émotions fortes que ces mots interdits lui procurent ! Il n’en comprendra pas forcément le sens mais sait que ce sont des grossièretés, des « mots que l’on ne dit pas », et braver l’interdit le titille, surtout lorsqu’il observe les autres enfants rire et les adultes s’indigner ! Il va ainsi s’amuser du côté provocant de tous ces mots interdits jusqu’à l’âge de 6 ans environ : l'expérimentation des gros mots s'estompera d'elle-même si le parent n'y accorde pas une importance démesurée. Au-delà de cet âge, les parents devront rester vigilants, les gros mots pouvant traduire un malaise chez l’enfant ou une réelle envie d’être agressif.

À quel âge les gros mots apparaissent-ils ?

Dès 2 ans, les premiers gros mots apparaissent : ce sont généralement les très célèbres pipi-caca, caca-boudin et autres joyeusetés scatologiques !  Entre 3 et 4 ans, ils ne parlent plus que de zizis, de nénés, de fesses : c’est le registre sexuel. Enfin, vers 5 ans, c’est la foire à toutes les grossièretés possible et inimaginables : dégueulasse, chiant, con et autre putain vont faire son bonheur, mais pas le vôtre ! Ici, on est dans le registre blasphématoire. Et l’on dit généralement que le passage d'un registre à l'autre montre qu'un nouveau cap de maturité a été franchi.

Il dit des gros mots, comment réagir ?

Quand un tout petit sort un « caca-boudin » hilare, difficile de le gronder… Le plus souvent, face à un enfant qui se délecte de débiter des gros mots, nous sommes tentés de sourire. Ne vous blâmez pas pour autant ! Ne pas sanctionner dès son plus jeune âge, c’est aussi ne pas y donner trop d’importance. Mais vous pouvez sourire tout en cadrant dans la foulée, tout en lui expliquant par exemple simplement qu’on ne peut pas dire n’importe quoi, à n’importe qui, qu’il n’est pas en train de jouer dans la cour d’école avec ses copains.

La clé, c’est d’adapter votre attitude à l’âge de l’enfant. Et bien évidemment, de toujours privilégier l’humour à la punition. SI par exemple votre enfant dit des gros mots tout seul dans sa chambre, en train de jouer, vous pouvez laisser faire : c’est son défouloir, son moyen de libérer des tensions. En revanche, lorsque les gros mots entrent dans une conversation avec un autre enfant ou un adulte, vous devez réagir. En lui demandant par exemple s’il connaît le sens de ses mots, où il les a entendus, est ce que ce sont des mots que l’on peut dire…Une petite astuce qui a porté ses fruits : vous pouvez remplacer les gros mots par d’autres mots ! Saperlipopette, flûte, mince, cornichon, bêta… Mais attention, c’est aussi à vous de surveiller votre langage ! 

Quand faut-il s’inquiéter ?

Quand les gros mots sont échangés entre frères et sœurs, entre copains, inutile de punir à outrance : vous pouvez simplement appuyer votre désaccord. Idem pour les gros mots « émotionnels » qui peuvent être prononcés suite à une émotion forte, un coup, etc. En revanche quand l’enfant jure à tour de bras, soyez intransigeant. Cela peut être un signe qu’une agressivité qu’il n’arrive pas à gérer. Dans ce cas-là, n’hésitez pas à consulter un spécialiste.

Publié le 14/02/2017 à 18:07
Auteur : Célia DULONG

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