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Mon enfant est né avec une tache de vin : que faire ?

Comme beaucoup de parents, vous avez imaginé l’enfant que vous attendiez. Vous l’avez sans doute idéalisé : rien de plus normal ! Mais voilà que votre petit bébé est né avec ce que l’on appelle une tache de vin. Faut-il s’inquiéter ? Est-il possible de la faire enlever ? Est-ce que cela va complexer votre enfant en grandissant ? Pas facile de vous y retrouver !

Mon enfant est né avec une tache de vin : que faire ?

Qu’est-ce que c’est exactement une tache de vin ?

Aussi appelé angiome, cette tache de couleur rougeâtre est due à une anomalie vasculaire. De naissance, il peut aussi évoluer durant la première année et ce, dès les premières semaines de votre bébé. Il peut être de taille, de forme et de couleur relativement variées et se situer sur n’importe quelle partie du corps, que ce soit sur le torse, les mains ou encore le visage. Ainsi, une tache de vin peut être rouge-rosée avec des contours très irréguliers ou bien définie et de couleur rouge-violacée. Cette particularité touche environ 1 enfant sur 10.

La localisation de la tache : une source d’inquiétude

La première source d’inquiétude quand vous découvrez que votre bébé a une tache rougeâtre est l’aspect esthétique, surtout s’il se situe sur une partie visible du corps voire sur le visage : aucun parent ne souhaite que leur enfant fasse l’objet de moqueries à l’école ou de regards insistants dans la rue ! Mais au-delà de cette question, l’hémangiome peut poser problème.

La plupart du temps banal, il peut parfois entraver le bon développement de l’enfant s’il est situé par exemple sur la paupière ou sur la bouche : en effet, il peut faire pression sur l’œil et entraver la vision ou empêcher l’enfant de parler ou de s’alimenter normalement. Également, il peut être ulcéré – la peau croûte et est sensible au toucher – et causer une douleur à votre bébé.

Si certains hémangiomes ont tendance à grossir la première année – notamment ceux qui sont en relief ou avec une coloration très marquée –, aussi étonnant que cela puisse paraître, la plupart des angiomes de taille moyenne vont disparaître avec le temps, souvent avant les 4 ans de l’enfant.

Traiter ou pas : au cas par cas

Dans le cas d’un hémangiome important ou entraînant une gêne fonctionnelle plus ou moins grave, un traitement à base de bêtabloquant (propanolol) est nécessaire : ce traitement, pris précocement, permet ainsi de stopper l’évolution de l’hémangiome, voire de le faire régresser de manière notable. Un traitement chirurgical peut être ensuite envisagé si la peau a été distendue.

L’angiome de votre bébé est plan et léger mais néanmoins vous pensez qu’elle peut être source d’une gêne esthétique – particulièrement si elle est placée sur le visage – ou il tarde à s’estomper voire à partir totalement ? Il est possible de procéder à un traitement au laser : parlez-en avec votre pédiatre. Il peut être mis en place dès 1 an et est pris en charge par la Sécurité sociale. Patience cependant, plusieurs séances sont nécessaires. Il faut parfois 2 ans pour atteindre un résultat satisfaisant. Ce traitement peut aussi être fait à l’âge adulte : rien ne presse donc !

Quels que soient vos doutes et vos questions, n’hésitez pas à parler de cette tâche à un médecin : l’efficacité du traitement dépend souvent de la précocité de sa mise en place. La bonne nouvelle est qu’il y a une solution : soyez rassurés !

Publié le 05/01/2017 à 17:08 mis à jour le 10/01/2017 à 09:37

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