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Violences conjugales : comment s’en sortir ?

Le 25 novembre, c’est la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Verbale, physique, sexuelle, la violence peut être vécue dans la rue… mais aussi au sein de son couple ou de sa famille. Que faire si vous êtes confrontée à ce genre de situation ? Agir, et vous entourer pour trouver la force de partir. 

Violences conjugales : comment s’en sortir ?

C’est quoi des violences conjugales ? 

La question peut être bateau car vous vous dites forcément que la violence passe par des coups. Et pourtant, elle peut prendre d’autres formes qui ne se voient pas. Elle peut prendre la forme d’agression sexuelle, et ce, même au sein du couple : marié ou pas, pacsé ou en union libre, tout rapport sexuel demande un consentement du partenaire. La notion de devoir conjugal est révolue : si vous ne voulez pas avoir de rapport et que votre conjoint vous y contraint, il s’agit d’une violence conjugale. De même, elle peut revêtir des aspects plus complexes quand la violence est psychologique : des phrases humiliantes sur votre attitude ou la manière de vous habiller, en public ou en privé, au chantage affectif, en passant par une interdiction de travailler ou une privation de revenu, un contrôle des dépenses, vous pouvez vivre dans une prison dorée… sans même que l’entourage ne s’en rende compte. Mais jour après jour, vous perdez confiance en vous et perdez toute estime de vous. Si vous êtes dans ce type de situation, il faut agir et vous dire que vous n’êtes malheureusement pas obligée d’avoir des bleus pour être victime de violences conjugales.

Les violences conjugales, ça peut arriver à tout le monde

Si les femmes pauvres sont plus nombreuses à subir des violences, celles-ci touchent toutes les femmes, quelle que soit leur classe sociale, des plus aisées aux plus démunies. Chaque année, on compte plus de 216 000 femmes victimes connues de violences conjugales sexuelles ou physiques en France, soit 1 % de la population, sans parler du nombre de femmes qui n’ont pour le moment pas déclaré être victimes. 37 % des viols sont perpétrés par le conjoint…

Ne plus avoir honte d’être victime

Quand une femme subit des violences, elle peut facilement culpabiliser et se dire qu’elle devrait s’affirmer plus, sans y parvenir ou tout simplement partir. Mais ce n’est pas si simple. L’agresseur a souvent de l’emprise sur la femme et sait la remettre en question et la détruire à petit feu afin qu’elle ne puisse pas s’enfuir. Dépendance financière ou affective, les raisons qui vous empêchent de partir peuvent être nombreuses. Retenez une seule chose : ce n’est pas de votre faute.

Trouver la force de partir…

Là est le problème central si vous subissez des violences. Partir n’est pas toujours simple, surtout si vous avez des enfants. Vous confier à votre entourage, des amies de confiance, la famille ou même les voisins, est essentiel afin d’avoir du soutien. Bien sûr, les ressources financières peuvent être un énorme frein à la prise de décision. Mais vous trouverez des interlocuteurs qui vous aideront à agir et à vous mettre en sécurité.

Partir avant la naissance de l’enfant : une urgence

La grossesse est une période particulièrement délicate. Subir des violences peut mettre votre vie en jeu, mais aussi celle de l’enfant que vous portez, et entraîner de graves conséquences (petit poids ou une naissance prématurée et pire encore). Il est urgent de vous mettre en sécurité ainsi que votre futur bébé avant la naissance pour que celle-ci se passe dans les meilleures conditions possibles mais surtout pour que vous puissiez poursuivre votre grossesse sereinement.

Que faire lorsque l’on est victime de violences conjugales ?

Dans un premier temps, partir est la solution la plus sûre. Voici ce que vous pouvez faire pour vous mettre à l'abri et ne pas craindre d'être accusée d'abandon du domicile conjugal (si vous êtes mariée ou avez déjà des enfants). Police, assistante sociale, médecin, vous disposez de plusieurs interlocuteurs pour parler et mettre en place une procédure et des démarches pour vous protéger. Aides sociales, logement d’urgence, vous pourrez bénéficier d’un soutien aussi bien psychologique que matériel. Après ou avant un dépôt de plainte, une procédure d’urgence pourra être mise en place en cas de situation extrême.

- Si vous le pouvez, préparez votre départ.
- Rendez-vous au poste de police ou à la gendarmerie pour déposer une main courante et être protégée de tout reproche d'abandon de domicile
- Demandez un certificat de constatation auprès d’un médecin ou aux urgences, que vous soyez maltraitée physiquement ou psychologiquement ;
- Parlez-en à votre entourage : tout témoignage sera utile pour une poursuite judiciaire.

Les informations utiles si vous êtes victimes de violences

- Violences Femmes Info : vous pouvez les joindre au 39 19 gratuitement et anonymement, du lundi au samedi, de 8h à 22h. Vous pouvez appeler aussi le 17 si vous êtes en situation d’urgence, quel que soit le jour ou l’heure.
- 08 Victimes : 08 842 846 37. Vous pouvez appeler ce numéro au prix d’un appel local tous les jours de 9h à 21h.
- SOS Viols : 0 800 05 95 95. Ce numéro gratuit et anonyme est disponible du lundi au vendredi de 10h à 19h.
- Le site Stop-Violences-Femmes recensent toutes les associations près de chez vous.
- Vous trouverez d’autres informations utiles dans ce document.

Le plus dur est d’en parler, bien évidemment. Mais c’est le seul moyen de vous sortir de ce cercle infernal et de ne plus subir des violences. Et tout simplement vivre à nouveau.

Publié le 24/11/2017 à 12:22

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