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Combien de FIV peut-on faire ?

En France, on estime qu’1 enfant sur 30 est conçu grâce à un parcours de procréation médicalement assistée (PMA), soit environ 3,4 % des naissances. Dans 70 % des cas d'insémination, le traitement par fécondation in vitro est privilégié par les couples et les femmes seules à la recherche d'une solution pour obtenir une grossesse et aboutir à la naissance d'un bébé. Découvrez les différentes étapes d'une FIV et les conditions requises pour bénéficier de cette prise en charge médicale des troubles de la fertilité.

FIV en laboratoire

Comment fonctionne une fécondation in vitro ?

Le premier « bébé-éprouvette » de l'histoire est né en 1978. Quatre ans plus tard, la technique se développe en France avec une première naissance par FIV en 1982. Mais, c'est quoi au juste une FIV ?

La fécondation in vitro fait partie des techniques de procréation médicalement assistée (PMA) les plus répandues. Elle permet de réunir en laboratoire un ovocyte issu des ovaires féminins, et un spermatozoïde. S'il y a fécondation, un embryon se développe « in vitro » (« dans le verre » des éprouvettes) avant d'être déposé dans l’utérus féminin pour y grandir. Pour les couples, un traitement FIV se déroule selon 6 grandes étapes.

- Après stimulation hormonale des ovaires par injection, plusieurs ovocytes sont prélevés en milieu médical. Leur maturation laisse place à des ovules qui pourront être fécondés pour donner des embryons.
- Le jour de la ponction, les ovocytes sont mis en présence de spermatozoïdes pour être fécondés.
- Des embryons apparaissent et la division cellulaire commence.
- Un embryon est ensuite déposé dans l'utérus de la femme. Si plusieurs ovules ont été fécondés, il arrive que deux ou trois embryons soient transférés en même temps pour maximiser les chances de réussite du traitement.
- Douze jours après, une prise de sang confirme l'installation de l'embryon et le début de la grossesse.
- Enfin, 4 semaines après le transfert, une échographie contrôle l'évolution de l'embryon.

Un suivi de grossesse classique peut ensuite être mis en place. La femme enceinte ou le couple de futurs parents peut opter pour la maternité de son choix et rédiger un projet de naissance.


Dans quels cass avoir recours à la fécondation in vitro ?

Après 12 à 24 mois d'essais réguliers sans contraception et sans grossesse, un diagnostic d'infertilité peut être posé. La PMA est alors proposée au couple. Dans ce cadre, la FIV est la solution la plus souvent envisagée notamment dans les cas suivants :

- Infertilités tubaires par altération ou obstruction des trompes de Fallope
- Mauvaise qualité du sperme ou manque de mobilité des spermatozoïdes
- Endométriose sévère
- Échec de 6 inséminations artificielles ou de 6 cycles de stimulation ovarienne
Infertilité de cause inconnue notamment pour les femmes en bonne santé de 37 ans et plus

À noter : la fécondation in vitro permet de traiter avec la même efficacité les troubles de l'infertilité féminins et masculins.


Les conditions préalables à respecter pour entamer un parcours PMA

En France, la procréation médicalement assistée et la fécondation in vitro ou la FIV ICSI s'adressent aux :

- Couples hétérosexuels en âge de procréer
- Femmes lesbiennes en couple ou célibataires

De plus, pour profiter d'une prise en charge complète de sa FIV par la Sécurité sociale, la patiente doit avoir moins de 43 ans au moment du transfert d'embryon. La loi relative à la bioéthique de juillet 2011 révisée en août 2021, précise ce cadre légal.


Combien de FIV une femme peut-elle faire ?

Avant 43 ans, 4 tentatives de FIV sont 100 % remboursées. Si une FIV mène à une grossesse et à la naissance d'un bébé, il est à nouveau possible de bénéficier de 4 essais pris en charge pour concevoir un autre enfant.

Au-delà de 4 transferts ou après 43 ans, l'ensemble des démarches liées à une fécondation in vitro est à la charge de la patiente ou du couple.


Quel taux de réussite pour une FIV ?

En France, en 2018, selon l'Agence française de la biomédecine, le taux d'accouchement moyen suite à une FIV est de 20 %.


Les critères de réussite du traitement

L'âge de la patiente est le principal facteur de réussite d'une fécondation in vitro avec un âge-pivot fixé à 38 ans. Jusqu'à 37 ans, une femme en parcours de FIV a plus de 25 % de chances d'obtenir une grossesse. Ses chances tombent à 12 % dès 38 ans, descendent à 9 % à l'âge de 40 ans et baissent encore aux alentours de 6 % après 42 ans.

La cause de l’infertilité n’a quant à elle pas d’impact sur le taux de réussite d'une FIV ou d’une FIV ICSI.


Les solutions en cas d'échec

Il arrive que la fécondation in vitro ne fonctionne pas, qu'elle ne donne suite à aucune grossesse. En cas d'échecs répétés, il est possible de réévaluer le traitement FIV.

- Modifier la date de transfert de l'embryon dans l’utérus pour s'assurer de son développement
- Congeler des embryons et procéder à un transfert différé en cas de trouble de l'endomètre
- Modifier le protocole de stimulation ovarienne pour passer à un protocole long avant la ponction
- Changer de méthode de PMA : remplacer la FIV par la FIV ICSI (par injection intracytoplasmique de spermatozoïdes), pour l'injection d'un seul spermatozoïde choisi, directement dans l'ovocyte
- Changer de centre de PMA


Sources : 
- 1 enfant sur 30 conçu par assistance médicale à la procréation en France - ined - juin 2018


À lire également :
- Fausse couche : comment dépasser cette épreuve ? 
- PMA : prendre soin de son couple
- Oeuf clair : les causes et les symptômes 

Publié le 13/10/2021 à 10:11

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