C'est si bon d'être parents !

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Célibataire et envie d'un bébé

Aujourd’hui, avoir un enfant ne tient plus du conte de fée et du « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ». Désormais, la société change : familles recomposées, parents solos, les familles classiques ne sont plus la seule norme. Et heureusement : rencontrer l’amour et fonder une famille devient de plus en plus difficile. Résultat : des femmes décident de faire un bébé seules. D’ailleurs, l’idée vous titille peut-être en ce moment. On fait le point sur cette question. 

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Faire un bébé seule : lutter contre l’horloge biologique qui tourne

Qu’on se le dise : avoir envie d’un bébé ne dépend pas forcément de la situation amoureuse. Fraîchement séparée ou célibataire endurcie, votre envie de devenir maman est là. Si la raison vous dicte d’attendre de rencontrer la bonne personne pour fonder une famille, le cœur, lui, et les hormones sans doute, vous pousse à vous interroger.

Pourquoi être seul – que ce soit par choix, parce que la vie de couple n’est pas faite pour tout le monde, ou de fait, parce que le prince charmant n’a, semble-t-il, toujours pas frappé à votre porte – impliquerait de ne pas avoir d’enfant ? Vous voyez votre âge avancer et vous savez que passé 40 ans, votre fertilité va chuter… Pourtant, vous en êtes certaine : vous êtes prête. Vous avez toutes les raisons de vouloir sauter le pas !


Devenir maman solo : un désir égoïste ?

La plupart des personnes vont crier au scandale : un bébé naît d’un désir commun d'un couple ! Mais est-ce que cela prémunit l’enfant d’être issu d’un désir égoïste de deux personnes pas obligatoirement prêtes ou à même de subvenir à ses besoins, aussi bien affectifs que financiers ? Pas du tout.

Le désir d’avoir un enfant seule est souvent d’ailleurs mûrement réfléchi et pesé, notamment en raison des difficultés à avoir un bébé sans papa… Souvent, entre l’envie et la grossesse, les mois voire les années peuvent passer…


Tomber enceinte : comment faire un enfant sans père ?

Entre les inséminations artisanales ou la rencontre d’un soir, les solutions, pas vraiment sûres côté IST ou MST ou parfois difficiles à entreprendre, il y a des solutions pour tomber enceinte seule.

Mais depuis le 27 septembre 2019, la PMA a été élargie à toutes les femmes, notamment à celles qui sont seules. Cela veut dire en pratique que les femmes désireuses d’avoir un bébé toute seule vont pouvoir bénéficier de la PMA et de son remboursement, dans les limites définies par la loi (âge de la femme, nombre de FIV prises en charge…). Plus qu’une révolution, ce vote de l’Assemblée en faveur de la PMA pour toutes met aussi fin à l’hypocrisie : jusqu’à présent, les femmes voulant avoir un bébé seule allaient à l’étranger pour demander une PMA.
En effet, plusieurs pays autorisaient déjà la PMA pour les femmes seules, notamment l’Espagne, le Royaume-Uni ou encore la Belgique. Cela représentait un coût élevé qui rendait l’opération inaccessible à toutes. Dorénavant, tomber enceinte seule n’est plus une question d’argent…


Avoir un bébé seule : ce à quoi il faut se préparer

Même si les mamans solos existent depuis longtemps, notamment mai 68, et que la loi, donc la société, reconnaît le droit aux femmes d’avoir un enfant seule, cela reste cependant une sacrée aventure, parfois semée d’embuches, à laquelle il faut absolument vous préparer, pour ne pas aller droit dans le mur. Car si tout peut très bien se passer, il faut avoir les reins solides. C’est votre rêve ?

Vous allez devoir vous attendre :
- à affronter les remarques de votre entourage : famille, amis, tout le monde ne va pas forcément comprendre votre démarche et y adhérer, surtout au premier abord ;
- à vous entourer de personnes fiables : élever un enfant seul, ce n’est pas une mince affaire. Que ce soit pour aller à la maternité ou pour vous soulager le temps d’une soirée quand bébé sera né, des personnes soutenantes et présentes sont essentielles pour votre organisation quotidienne ;
- à être vigilante : la fusion mère-enfant est le principal écueil à éviter ; en grandissant, il faudra que votre enfant et vous défusionniez. Il est donc essentiel d’avoir autour de vous des amis, cousins ou autre figure masculine prête à endosser un rôle de séparateur, voire de père de substitution ;
- à répondre tôt ou tard aux questions de votre enfant qui, à un moment donné, voudra connaître ses origines et demandera qui est son père.


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Publié le 19/11/2019 à 11:09

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