C'est si bon d'être parents !

Comment faire le deuil d'une dernière grossesse ?

Vos enfants grandissent et votre dernière grossesse semble désormais de plus en plus lointaine. Vous avez trouvé un équilibre : la famille est bel et bien au complet. Pourtant, vous ne pouvez pas vous empêcher d’avoir les hormones qui s’affolent en vous imaginant pouponner à nouveau un petit bébé… Difficile de renoncer à ce cadeau de la nature qu’est porter la vie, n’est-ce pas ? On vous aide à faire le point sur la question.

Comment faire le deuil d'une dernière grossesse ?

ENVIE DE BÉBÉ : ATTENTION À L’IDÉALISATION

Comment ne pas craquer à la vue d’un adorable bébé, au doux parfum de nouveau-né, avec ses joues rondes et ses moues irrésistibles… Sans parler des petits vêtements taille 1 mois qui dorment dans votre grenier, minutieusement rangés dans des cartons, et qui n’attendent qu’une chose : être à nouveau portés. Mais un bébé ce n’est pas seulement ça. Eh oui, il semblerait que votre mémoire vous joue des tours – ou alors elle est devenue sélective : si l’idée de faire un dernier bébé est tentante, vous remémorer les nuits sans sommeil, les biberons à préparer et à laver, les tétées en pleine nuit ou encore les couches à changer plusieurs fois par jour devrait remettre votre esprit au clair et vous aider à faire le tri dans ce désir d’enfant. Et puis un bébé, ça grandit vite !

DÉSIR DE GROSSESSE : ET SI C’ÉTAIT SEULEMENT DE LA NOSTALGIE ?

Devenir maman, ce n’est pas facile : les premiers mois, vous avez pu vous sentir désemparée par ce bébé qui pleure ou qui ne dort pas et que vous ne compreniez pas vraiment. Mais maintenant que vos enfants ont grandi et ont moins besoin de vous, ces moments si intenses apparaissent bien doux : sentir bébé s’endormir dans vos bras, le plaisir de l’allaitement, bisouiller des petits pieds dodus, quel bonheur ! Même les nuits difficiles vous rendent nostalgique : l’épuisement que vous avez pu ressentir est un détail. Et c’est normal : vous ne pouvez apprécier les joies de la maternité qu’une fois que les difficultés sont passées, avec du recul, ce qui minimise les aspects moins réjouissants… Êtes-vous vraiment certaine que vous êtes prête à remettre le couvert ?

FAIRE OU NE PAS FAIRE LE PETIT DERNIER : UN CHOIX PERSONNEL

Si revivre tout cela ne vous fait pas peur et que vous vous sentez suffisamment forte pour assumer de perturber l’équilibre familial et de votre couple, c’est qu’il n’est peut-être pas encore temps de faire le deuil de ce désir d’enfant. Cette décision d’avoir à nouveau un bébé n’appartient qu’à vous… et à votre chéri. Personne ne peut savoir à votre place ce qui peut vous rendre heureux, vous et votre famille. Quels que soient votre âge et votre situation financière, il est bon parfois de ne pas écouter votre raison ni les avis – non sollicités d’ailleurs – de votre entourage. Vous vivez pour vous, et non pour eux !

FAIRE LE DEUIL D’UNE DERNIÈRE GROSSESSE : NOS CONSEILS

Après mûre réflexion, vous arriverez peut-être au constat que la maternité restera du passé. Il n’y aura pas de dernier bébé. Même si vous êtes sûre de cette décision, cela ne vous empêchera pas de mal le vivre : faire le deuil du désir d’enfant peut prendre du temps et s’avérer douloureux. La solution ? Tromper ce sentiment de nostalgie. Pour ce faire, investissez-vous dans de nouveaux projets, que ce soit pour vous ou votre famille. Sport, vie associative, reconversion professionnelle, voyages ou encore déménagement vous offriront de nouvelles perspectives stimulantes !

Et puis après tout, vous pourrez toujours vivre votre envie de maternité par procuration en jouant les tatas gagas avec les bébés des copines ou des sœurs plus jeunes, qui seront ravies de vous confier leur progéniture le temps d’un après-midi ou d’une soirée en tête à tête avec leur amoureux : le plaisir de pouponner sans les contraintes !
 

À lire aussi

Passer de deux à trois enfants
Tribu : famille nombreuse, famille heureuse ?

Publié le 06/12/2017 à 10:47 mis à jour le 05/09/2019 à 15:56

Articles les + populaires

0 commentaire

Vous devez vous inscrire ou vous identifier pour pouvoir poster un commentaire.