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Accoucher à la maison

Alors que la médicalisation des accouchements a permis de sauver des vies, aussi bien celles de mères que de bébés, certaines futures mamans aimeraient accoucher à la maison, loin du milieu hospitalier. Aussi appelé AAD, l’accouchement à domicile est une pratique peu courante en France aujourd’hui (environ 1 % des accouchements) alors qu’elle était pourtant la règle par le passé. Accoucher à la maison, comment ça se passe ? On vous explique tout. 

Accoucher à la maison

Accoucher à la maison et se sentir plus libre de ses mouvements

Lors d’un accouchement en maternité, vous êtes sous surveillance. Vos contractions et le rythme cardiaque de votre bébé sont contrôlés avec un monitoring, ce qui peut réduire votre liberté de mouvement. Et puis durant le travail, le personnel médical intervient pour voir l’évolution, notamment en effectuant des touchers vaginaux, rompant la bulle dans laquelle vous pouvez avoir envie de vous mettre. Il est également souvent interdit de boire et de manger. En bref, vous n’êtes pas libre de faire ce que vous voulez. En accouchant à domicile, vous pouvez bouger comme vous le souhaitez, déambuler, marcher, danser, ou même crier si vous en ressentez le besoin tout au long du travail : vous avez ainsi davantage l’occasion d’être connectée à votre corps, à votre instinct, mais aussi à votre bébé.


Accoucher à la maison, c’est aussi donner naissance dans un lieu connu

Aussi, au-delà du désir de vivre un accouchement naturel, il y a aussi l’envie d’être dans un lieu où vous vous sentez bien, familier, pour donner naissance. Pas de départ à la maternité ni de séparation avec l’aîné, vous mettez au monde votre bébé chez vous. Ainsi, vous retrouvez votre lit dès le soir même, vous pouvez déguster un bon plat préparé par le papa ou la famille, et n’êtes pas dérangée au petit matin par l’équipe médicale. Vous gardez vos repères et pouvez vous consacrer entièrement à votre bébé. Cela nécessite néanmoins de s’organiser : demandez à votre entourage de prendre le relais pour s’occuper des repas, du ménage, voire des autres enfants afin que vous ayez la possibilité de vous reposer.


L’accouchement à domicile : un projet qui se pense à deux

Cet accouchement demande aussi de pouvoir s’appuyer sur l’autre afin de trouver auprès de lui du soutien le jour J. Il doit donc se sentir capable de prendre ce rôle, être disponible, mais surtout adhérer à ce projet de naissance si particulier, si unique. On peut ainsi dire qu’accoucher à la maison, c’est une décision qui se prend à deux. Discutez-en ensemble au préalable, et n’hésitez pas à en discuter avec des professionnels de santé tous les deux.


Accoucher à domicile : se préparer à gérer la douleur

Qui dit accouchement à la maison, dit… accouchement sans péridurale. Il n’y aura pas la possibilité de changer d’avis et de finalement faire appel à l’anesthésiste. En accouchant à la maison, vous pourrez certes atténuer les douleurs du travail en essayant plusieurs postures ou attitudes, écouter de la musique ou prendre un bain bien chaud. Il est donc préférable de faire une préparation à l’accouchement à domicile, qui vous donnera des clefs pour gérer le jour J, puisque vous allez vivre une naissance 100 % physiologique.


Naissance à domicile : le bien-être de bébé

L’autre point qui peut vous faire pencher pour un AAD, c’est la façon d’accueillir votre bébé avec en toile de fond, le respect et le bien-être de ce petit être tout neuf. Faire naître bébé dans le calme et la douceur, avec une lumière tamisée, peut faire rêver. Cela permet également de couper le cordon plus tardivement, d’attendre plusieurs jours de lui donner le bain, et de faire un peau à peau aussi long que vous le souhaitez. Mais comme à la maternité, cela va dépendre de si l’accouchement s’est bien passé…


La sage-femme, au cœur de l’aad

Mais accoucher à la maison ne veut pas dire accoucher seule, sans aucune assistance – bien que certaines futures mamans en fassent le choix ou se retrouvent dans ce cas de figure par la force des choses. Une sage-femme est là pour assurer une surveillance médicale minimale pour vous et votre bébé. Discrètement, elle va vous accompagner tout au long du travail, en respectant votre besoin d’intimité. Elle vérifie que bébé va bien, en contrôlant son rythme cardiaque brièvement, et que tout se déroule normalement : rien n’est laissé au hasard. Elle a également un petit équipement pour pallier les urgences.


Accoucher chez soi : les difficultés pour le mettre en place

Le plus compliqué finalement dans un AAD est de trouver une sage-femme libérale pour vous accompagner. En effet, en raison des frais très élevés d’assurance qui leur sont demandés, beaucoup de sages-femmes laissent tomber l’idée des accouchements à domicile. Il est pourtant important de trouver un professionnel de santé qui vous suivra toute la grossesse et pourra être présente le jour J.


Combien coûte un accouchement à domicile ?

En maternité, la prise en charge par la sécurité sociale est de 100 %. Il peut y avoir un dépassement en clinique privée ou si vous avez demandé une chambre privée et que cela ne fait pas partie de votre contrat de mutuelle, mais pas plus. Pour l’AAD, c’est pareil : la base de remboursement est d’environ 313 euros. Un dépassement peut aussi rester à votre charge. Ce dernier peut parfois être élevé, mais remboursé en partie par votre mutuelle. Le mieux reste donc de faire les calculs avant d’envisager cette solution : renseignez-vous auprès de la sécurité sociale et de votre mutuelle.


Accoucher à la maison : y a-t-il des risques ?

Le principal argument contre l’accouchement à domicile est le risque qu’il représente pour le bébé, mais aussi pour la maman en cas de complications. Les complications existent aussi malheureusement en maternité. La sage-femme qui accompagne les mamans à la maison dispose de connaissances nécessaires afin de prévenir les secours ou d’exercer des gestes particuliers en cas de problème.

Accoucher à la maison est proscrit en cas de grossesse à multiple/ à risque ou bien souvent chez les femmes qui ont déjà eu une ou des césariennes. Quoi qu’il en soit seule une sage-femme pourra évaluer si votre grossesse est à risque ou non, et si un AAD est possible sans vous faire courir de danger. Et pour parer à toutes les éventualités, vous conviendrez avec la sage-femme d’une maternité de transfert : veillez à vous y rendre avant votre terme, pour faire connaissance avec les lieux et l’équipe.
Un projet de naissance est aussi une bonne idée pour être sûre que vos souhaits soient connus et respectés en cas de transfert, puisque votre sage-femme ne pourra vous suivre à la maternité pour votre accouchement.


Le compromis entre accoucher à la maison ou à la maternité : les maisons de naissance

Accoucher à domicile vous fait rêver, mais vous fait également un peu peur ? Pour accoucher à la maison, il faut une bonne dose de confiance en soi et de connaissance de son corps : ce n’est peut-être pas fait pour tout le monde. Et parfois, ça se passe aussi très bien à la maternité, fort heureusement ! Accoucher en maison de naissance peut être un compromis. Vous serez accompagnée dans un accouchement physiologique.

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Publié le 17/01/2017 à 17:45 mis à jour le 25/09/2019 à 10:30

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