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La grossesse molaire

Si dans la majorité des cas les grossesses se déroulent bien, parfois la nature en décide autrement. La grossesse molaire, heureusement rare, est une pathologie de la grossesse qui concerne un cas sur 1 000.

La grossesse molaire

Qu’est-ce qu’une grossesse molaire ? 

Aussi appelée môle hydatiforme, la grossesse molaire est due à une anomalie au moment de la fécondation qui entraîne une mauvaise distribution des chromosomes paternels et maternels. Il existe deux types de grossesse molaire :
- la grossesse molaire complète : l’œuf fécondé n’a aucun chromosome maternel mais ceux du père sont en double. Aucun embryon ne se forme et le placenta se développe de manière en anormale, en grappe ;
- la grossesse molaire partielle : l’œuf fécondé a 23 chromosomes maternels mais ceux du père sont en double. Un embryon peut se former sans qu’il puisse toutefois survivre. Le placenta évolue également de façon anormale.
Le développement d’un embryon viable est alors impossible. La grossesse ne peut pas être menée à terme et doit être interrompue.

Quels sont les symptômes d’une grossesse molaire ?

La grossesse molaire passe inaperçue dans 40 % des cas. Dans les autres, elle se manifeste comme une fausse couche, c’est-à-dire avec perte de sang et douleur dans le bas-ventre, entre la 6e et 16e semaine de grossesse. Un gonflement anormal du ventre, des nausées et des vomissements peuvent également survenir. Ainsi des symptômes de grossesse importants doivent mettre la puce à l’oreille et amener à consulter.

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic est possible au moment de cette pseudo-fausse couche, après analyse des produits issus de la fausse couche. Si la grossesse molaire complète peut être décelée à l’échographie du 1er trimestre, la partielle est plus difficile à déceler. Un dosage des hormones de grossesse est alors effectué : un taux de HCG anormalement élevé confirmera la présence d’une grossesse molaire.

Comment est prise en charge la grossesse molaire ?

Ne pouvant pas être menée à terme en raison de l’absence d’embryon, une interruption de la grossesse est nécessaire. Une aspiration est effectuée dans des délais relativement courts après diagnostic étant donné qu’il existe des risques de complications au fur et à mesure de l’avancée de la grossesse. Une échographie de contrôle est effectuée 15 jours après le traitement, afin de s’assurer que tout a été bien évacué, ainsi qu’un contrôle du taux d’hormones de grossesse (HCG) pendant plusieurs mois.

Quels sont les risques de complications ?

Parfois, même si l’évacuation s’est bien faite, la grossesse molaire entraîne une tumeur trophoblastique gestationnelle plusieurs semaines ou mois plus tard : environ dans 15 % des cas pour les grossesses molaires complètes, de 0,5 à 3 % pour les partielles. Cette complication, après un bilan, nécessite alors un traitement par chimiothérapie qui obtient un très bon taux de guérison.

Après une grossesse molaire, il est possible de retomber enceinte. Il est généralement conseillé d’attendre la fin du suivi pour envisager une nouvelle grossesse, soit un délai de 6 mois minimum.

Publié le 21/08/2017 à 12:56

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