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Je me sens déprimée pendant la grossesse : pourquoi ?

Vous imaginiez la grossesse comme un état de grâce : vous pensiez vous sentir heureuse comme jamais vous ne l’avez été dans votre vie. Pourtant, depuis que vous êtes enceinte, c’est tout l’inverse. Vous vous sentez mal et avez le moral dans les chaussettes. Mais qu’est-ce qui cloche chez vous ? Il y a bien des raisons à avoir le blues quand vous êtes enceinte : on fait le tour de la question pour vous aider à comprendre ce qui se passe en vous. 

Enceinte, je me sens déprimée pendant la grossesse

Une déprime passagère due à la grossesse elle-même

Les hormones de grossesse peuvent avoir des effets plus ou moins dévastateurs selon les femmes. Fatigue, nausées, outre les désagréments de grossesse, vous allez vivre de nombreux changements physiques.

Le premier trimestre de grossesse est particulièrement éprouvant pour de nombreuses futures mamans : tiraillements et douleurs dans le bas du ventre, poitrine sensible, ce n’est pas évident. Et cela n’ira pas en s’arrangeant au fil des semaines qui passent : votre ventre va grossir, vos seins aussi, et vous allez prendre plusieurs kilos, à votre corps défendant, dans un laps de temps somme toute réduit.

Mais il y a également des changements psychologiques à ne pas négliger qui opèrent durant ces 9 mois. Les hormones jouent énormément sur votre humeur et votre moral : vous pouvez êtes submergée par une vague de tristesse, de doutes ou par une avalanche de questions sur cette grossesse et le bébé qui grandit au creux de votre ventre ou encore éprouver un sentiment d’anxiété. Comment pourrait-il en être autrement en même temps ? La grossesse est une sacrée aventure !


Angoisse à l’approche de la naissance, une cause de déprime

Il est tout à fait normal d’avoir peur d’accoucher : il faut gérer la douleur des contractions et parvenir à pousser et ça, vous ne saurez si vous parviendrez à le faire que le jour J. Cette crainte ne doit cependant pas virer pas à la phobie, auquel cas vous souffrez sans doute de tokophobie et nécessite une prise en charge particulière.

Vous pouvez aussi vous interroger au sujet de votre capacité à être une bonne maman : allez-vous aimer votre enfant ? saurez-vous vous en occuper ? Aurez-vous l'instinct maternel ? Devenir maman pour la première fois vous plonge dans l’inconnu le plus total. Et même si vous attendez un deuxième ou troisième enfant, ces peurs peuvent surgir tout à fait légitimement.

Enfin, la lassitude du dernier trimestre, éprouvant physiquement en raison des différents maux de fin de grossesse, mais aussi de la pesanteur d’un corps qui ne semble plus vous appartenir, peut plomber votre moral. Heureusement, tout cela sera derrière vous prochainement.


Future maman déprimée : nos conseils pour retrouver sérénité et équilibre

Pour lutter contre le bourdon, il y a des petites astuces à essayer :

- écoutez-vous : allez à votre rythme et exprimez vos besoins notamment de repos. La fatigue est mauvaise conseillère, surtout enceinte ;
- conservez une alimentation équilibrée pour vous assurer un apport suffisant en vitamines ;
- pratiquez une activité physique : cela dope la production d’endorphine, hormone du bien-être ;
- choisissez une préparation à la naissance relaxante : yoga, sophrologie, Pilates au choix vous aideront à vous sentir bien dans votre corps et dans votre tête.

En bref, privilégiez tout ce qui vous fait du bien… et laissez de côté tout ce qui vous plombe le moral : la copine qui n’est pas compréhensive, celle franchement négative ou les membres de votre famille pas vraiment soutenant. C’est le moment de penser à vous avant tout !


Dépression pendant la grossesse : un fait loin d’être rare

Au-delà de la déprime passagère ou due aux hormones de grossesse, il y a la dépression : elle se manifeste entre autres par des idées noires, une perte d’appétit, mais aussi un désintérêt pour les choses qui vous importaient auparavant. Plus grave que le petit coup de blues, elle survient à ce moment de votre vie pour une raison précise : cette période particulière peut fragiliser.

Les blessures de l’enfance peuvent remonter à la surface, et avec, des traumatismes. Votre histoire personnelle peut ainsi teinter de noir votre grossesse, particulièrement si vous avez déjà vécu un épisode de dépression dans votre vie, à l’adolescence ou à l’occasion d’une rupture. Et s’il était temps de faire le point ?


Quand un accompagnement spécifique est nécessaire

Ainsi, si tout vous laisse à penser que vous souffrez de dépression, se faire aider est indispensable. Il ne faut pas prendre vos vagues à l’âme à la légère, surtout que cela peut jouer sur la période postnatale, quand bébé sera né. Mieux vaut donc essayer d’améliorer votre état avant la naissance. N’hésitez pas à en parler au personnel soignant ou à votre médecin gynécologue et à demander le nom d’un psychologue afin d’entamer un travail personnel. Ce n’est pas une démarche facile, mais elle est nécessaire pour aller vers un mieux-être.

Ne culpabilisez pas et n’ayez pas honte d’avoir besoin d’aide : vous n’avez pas décidé d’aller mal ! Il existe des solutions pour aller mieux. Et puis rassurez-vous, cela ne veut pas dire que vous n’aimerez pas votre bébé ou que vous aurez du mal à tisser un lien avec lui. Faites-vous confiance !

Pour aller plus loin :
Enceinte j’ai le droit d’aller mal
Je n'aime pas être enceinte !
Enceinte, je le vis mal

Publié le 19/02/2020 à 15:07

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