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Je suis déçue par le sexe de bébé

La deuxième échographie est passée : vous savez désormais le sexe de votre bébé. Sauf que vous ne vous attendiez pas à cela. Dans votre tête, vous vouliez un enfant de l’autre sexe. Même si bébé va bien et que c’est l’essentiel, vous ne pouvez pas vous empêcher d’être déçue du sexe de bébé. Vous savez quoi ? Vous n’êtes pas la seule. On lève le voile sur ce tabou !

Je suis déçue par le sexe de bébé

Comprendre et accepter votre déception

Vous vouliez une fille, parce que vous adorez votre relation avec votre maman, ou au contraire pour la réparer, pour pouvoir mettre de jolies tenues à votre petit bout ou avoir une relation complice à l’âge adulte ? Ou peut-être préfériez-vous un garçon, justement pour ne pas revivre les mêmes choses que durant votre enfance ou parce qu’un petit mec, ça vous paraît plus simple ? Il y a mille et une raisons de mieux aimer un sexe plutôt que l’autre, et ces préférences sont souvent très personnelles et cela, personne n’a à en juger. Ne pas avoir l’enfant du sexe espéré, c’est faire une croix sur toutes ces projections : c’est comme un deuil de l’enfant idéal à faire. Et puis c’est aussi faire preuve de lâcher-prise dans une vie que vous avez parfois besoin de maîtriser. Alors si vous avez envie de pleurer, d’exprimer votre tristesse, il n’y a rien de plus légitime.

Un tabou de la société ?

La grossesse et la maternité sont tellement sacralisées qu’il n’est pas vraiment bien vu de ressentir des choses négatives à ce sujet. Surtout qu’avec les progrès de la médecine, l’échographie permet de contrôler que tout va bien pour la santé de bébé. C’est bien tout ce qui compte non ? Et puis vous avez la chance d’être tombée enceinte, là où d’autres attendent depuis des années un « plus » sur leur test. Eh bien non, vous avez le droit le plus total d’être déçue. Et figurez-vous que c’est le cas de beaucoup de futurs parents, que ce soit au moment de l’échographie du second trimestre ou à la naissance, s’ils avaient décidé de ne pas connaître le sexe de leur bébé. Seulement personne n’en parle. Pourtant, la plupart du temps, on imagine ce futur bébé, parfois même avant de le concevoir. Cette omerta sur la déception du sexe de bébé contribue à accentuer le sentiment que la déception, ce n’est pas quelque chose de normal. Résultat, les mamans et les papas se sentent seuls à vivre cette nouvelle ainsi. Et c’est de là que naît la culpabilité de ressentir cela…

Mettre la culpabilité de côté

Être déçue du sexe de bébé est donc plus fréquent qu’il n’y paraît : de quoi vous décomplexer. De plus, éprouver de la déception, cela ne préfigure en rien l’attachement que vous aurez avec votre petit bout : cela ne veut absolument pas dire pour autant que vous n’aimerez pas votre bébé et ne serez pas fière d’être sa maman. Cela veut seulement dire que vous avez peut-être un peu besoin de temps.

Des mois pour se préparer et se faire à l’idée

Rassurez-vous, la déception passée, même si elle peut durer plusieurs semaines, petit à petit, vous ferez le deuil du sexe tant désiré : vous vous ferez à l’idée que votre bébé ne sera pas exactement comme vous l’aviez rêvé. Progressivement, au fil des mois qui passent, voire même après la naissance, vous trouverez plein d’avantages à avoir un bébé qui n’a pas le sexe que vous vouliez !
D’ailleurs, cette déception peut aussi avoir lieu à la naissance sexe connu ou pas, que ce soit en raison du sexe ou d’un autre détail de l’apparence physique ou encore du comportement : entre les désirs et la réalité, il y a parfois un monde. Il faut alors déconstruire l’enfant idéal pour le confronter avec l’enfant réel.

Parlez de votre déception pour vous libérer

Amie de confiance, conjoint ou gynécologue, vous pouvez confier votre déception : ils sauront vous rassurer en vous disant que vous n’êtes pas la première ni la dernière à ressentir cela. Aussi, cela aidera à lever le tabou : vous aurez peut-être une copine qui vous dira qu’elle aussi a pu traverser un moment de déception à l’annonce du sexe de son bébé. Vous verrez, vous vous sentiez moins seule… et bien plus légère !
Si vraiment vous ne parvenez pas à passer au-delà de cette déception, cela peut traduire un traumatisme plus profond qui prend racine dans votre enfance ou votre vie de jeune adulte. N’hésitez pas à vous tourner vers une psychologue qui pourra vous aider à passer le cap !

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Publié le 28/05/2019 à 14:49

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