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Etude : Le baby-blues, mal-être des jeunes mamans

Suite à notre grande étude sur la perception de l'accouchement, de nombreuses mamans nous ont dit s'être senties tristes et seules après la naissance de leur bébé. Nous avons donc enquêté sur le baby-blues, ce mal-être passager des jeunes mamans quelques jours après l'accouchement. Près de 8000 mamans nous ont répondu : voici les résultats de notre étude sur le baby-blues, bien plus courant qu'on ne pourrait le croire !

Etude : Le baby-blues, mal-être des jeunes mamans

Combien de mamans sont touchées par le baby-blues ?

Le baby-blues touche plus de 60% des jeunes mamans. Il est ressenti majoritairement comme « un moment de déprime passager », mais aussi comme de l’hyper-émotivité, ou encore « un moment de doute et d’appréhension » à l’idée de ne pas savoir s’occuper de son bébé.

Que ressentent les mamans durant le baby-blues ?

Sentiment de solitude, doute quant à leurs capacités à être une bonne mère, culpabilité de ne pas vivre ce bonheur intense qu’est l’arrivée du bébé : 67% des mamans identifient bien ce que leur arrive lors du baby-blues. Cependant, elles n’y sont majoritairement pas préparées (75%). 

Le baby-blues s’accompagne aussi de fortes angoisses. Les facteurs anxiogènes sont multiples. Mais l’un des plus importants, après la fatigue (35%), est la peur de ne pas être à la hauteur (33%). C’est particulièrement vrai dans le cas d’un premier enfant (36%).

Quels sont les symptômes du baby-blues ?

Les symptômes décrits par les femmes sont les symptômes classiques de la dépression, à savoir hypersensibilité, tristesse, fatigue, dévalorisation de soi-même, sautes d’humeur, perte d’appétit, insomnies, difficultés à se concentrer, etc. Pour 37% des femmes, ces symptômes interviennent à la suite d’un élément déclencheur, qui peut être justifié par l’état de santé du bébé (température, perte de poids) ou totalement anodin (compliments faits sur le bébé, choix du nom de famille).

Y-a-t'il des facteurs qui favoriseraient le baby-blues ?

Notre enquête révèle que non justement, il n'y en a pas vraiment. Toutes les mamans peuvent être concernées, peu importe leur catégorie socio-professionnelle, la façon dont s'est déroulée leur accouchement, l'attachement immédiat ou non à leur bébé...
Par contre, nous avons constaté que que les femmes qui vivent en ville sont plus sujettes au baby-blues (elles représentent 57% des mamans touchées par le baby-blues) et à la dépression post-partum (63% des mamans touchées) que celles vivant à la campagne. Ce phénomène peut s’expliquer par le fait qu’elles soient plus isolées et moins entourées par leur famille notamment.

Comment les jeunes mamans gèrent-elles le baby-blues ?

Les mamans se plaignent peu, et quand elles demandent de l’aide (38% d'entre elles), c’est à leur conjoint, puis à la famille. Elles ont rarement recours à un accompagnement médical (seulement 8%).

45% des mamans confient ce qu’elles ressentent à leurs proches, 44% se reposent, 18% se forcent à sortir, et 16% seulement prennent du temps pour elles. Or, c’est cette dernière recommandation que les femmes formulent avec le plus de force : « Se décharger des tâches non obligatoires. Ne pas vouloir tout faire seule et prendre du temps pour soi sans le bébé. »

La meilleure façon d'éviter le baby-blues : s'y préparer

L'information importante qui ressort de notre enquête c'est qu'il faut informer les mamans sur le baby-blues, en amont !
67 % des femmes qui ont connu une déprime passagère ont compris qu'il s'agissait du baby-blues. En revanche, très peu sont préparées à le vivre : seulement 26% d'entre elles.

On note très clairement que les femmes ressentent des émotions bien moins fortes et culpabilisent beaucoup moins lorsqu'elles ont été préparées à vivre un baby-blues.

 

Télécharger l'étude complète

 Regardez la présentation de notre étude dans l'émission La Maison des Maternelles !

Publié le 09/02/2018 à 17:01

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