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Le baby blues et la dépression post-partum

Votre bébé est né : quel bonheur incroyable !! Cette joie d’accueillir votre enfant peut néanmoins être teintée d’angoisses, de doutes, accentués par la fatigue accumulée en fin de grossesse et à l’accouchement mais aussi par les nuits parfois sans repos. Stressée face à ce petit bout qui a tant besoin de vous et épuisée, vous éprouvez même l’envie de pleurer : pas d’inquiétude, vous êtes juste en plein baby blues !

Le baby blues et la dépression post-partum

Le baby blues, un état passager

Les mamans qui vivent ce petit passage à vide après la naissance de leur bébé sont nombreuses : vous n’êtes pas la seule ! Surnommé « le syndrome du 3e jour », le baby blues peut apparaître entre 3 et 10 jours après la naissance et ne dure, en règle générale, que quelques jours. Si la fatigue peut influencer votre état émotionnel, la chute hormonale y est aussi pour beaucoup. Sans compter que vous vous confrontez à la réalité, qui peut parfois bousculer : votre bébé est différent de celui que vous aviez fantasmé ! Le vôtre pleure et a du mal à se calmer ! Et qui a inventé l’expression « dormir comme un bébé » ?? Endosser le rôle de maman, ce n’est pas rien : ce petit bout est totalement dépendant et a besoin de vous. Il vous demande beaucoup de temps et d’énergie. Vous pouvez alors douter de votre capacité à bien vous en occuper. Respirez, entourez-vous et relativisez : il faut du temps pour devenir maman et vous allez forcément y arriver. N’hésitez pas à parler de ce mal-être autour de vous et à chercher du soutien : conjoint, amie, famille mais aussi sage-femme ou gynécologue obstétricien pourront être d’un grand réconfort le temps que vous voyiez à nouveau la vie en rose.

Le baby blues ne passe pas, est-ce une dépression post-partum ?

Si le baby blues reste un bref passage à vide et plutôt bénin, la dépression post-partum, elle, s’inscrit dans une plus longue durée, pouvant aller jusqu’à plusieurs mois, et peut devenir grave.
Loin du simple vague à l’âme, la dépression post-partum peut apparaître dans l’année qui suit la naissance de votre bébé et nécessite une prise en charge. La fatigue est plus importante que pour le baby blues, vous pouvez avoir du mal à dormir ou au contraire dormir trop, vous éprouvez de l’angoisse, avez une faible estime de vous, vous avez des palpitations, le quotidien et s’occuper de bébé devient même dur à gérer et des idées noires peuvent s’installer.
Consulter un psychologue ou un psychiatre est indispensable afin de sortir de cet état et éviter que le lien mère-enfant ne soit pas affecté.
Surtout, ne culpabilisez pas : vous n’y êtes pour rien. À l’origine de cette dépression, il y a la chute hormonale, mais aussi la situation personnelle : isolement, reprise du travail, pression familiale, manque de sommeil, histoires de famille… les causes sont multiples et parfois difficiles à déterminer. Rassurez-vous : accompagnée par un spécialiste, entourée de vos proches, vous remonterez progressivement la pente et pourrez vous occuper de votre enfant paisiblement.

N’ayez pas honte de pleurer et d’avoir du mal à rester positive alors que votre bébé est là : cela peut arriver à n’importe quelle jeune maman, quel que soit son milieu social ou son niveau d’instruction. Courage, bientôt tout cela sera derrière vous !

Publié le mis à jour le 09/03/2018 à 15:41

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1 commentaire

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Samia le 2020-06-05 18:26:25