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Ma FIV n'a pas pris

Quand la cigogne a perdu votre adresse, vous mettez tous vos espoirs dans la procréation médicalement assistée. En France, à l’heure actuelle, 4 FIV sont prises en charge à 100 % par la sécurité sociale… Et quand ça ne marche pas, que vos règles arrivent, le chagrin est immense. Comment réussir à dépasser ce moment d’abattement ?

Ma FIV n'a pas pris

Gérer la déception

Ne pas réussir à avoir d’enfant et accepter sa stérilité est déjà une grosse épreuve à affronter. Pas de bébé fait sous la couette mais à la place de longues démarches médicales et administratives pour avoir des embryons, qu’ils soient transférés et espérer être enceinte. C’est justement cet espoir permis par les progrès de la médecine qui s’effondre lors d’un échec et surtout la peur de ne jamais avoir d’enfant qui ressurgit. Vous avez envisagé le succès mais l’échec, vous avez peut-être préféré ne pas y penser et c’est bien normal : l’espoir aide à supporter tous les examens nécessaires pour la FIV, sans ça, vous auriez laissé tomber depuis longtemps. Être déçus est donc inévitable…

Une situation vécue comme une injustice

De la tristesse mêlée à de la colère et un sentiment d’injustice peuvent apparaître. Les autres arrivent à avoir un bébé avec une FIV, alors pourquoi pas vous ? Acceptez ces émotions et exprimez-les, que ce soit à votre conjoint, une amie, sur un blog ou encore un cahier de bord. Écrire permet d’extérioriser : tout cela s’avère souvent thérapeutique. Consulter une psychologue peut également vous aider à vivre ce passage délicat : ne sous-estimez pas votre douleur et votre peine ressentie. Enfin, participer à des groupes de parole ou discuter sur des forums ou des groupes Facebook permettra de vous sentir moins seuls face à tout cela. L’entourage, aussi aimant soit-il, peut avoir du mal à comprendre ce que vous pouvez ressentir face à une FIV qui ne mène pas à une grossesse…

Ce n’est pas de votre faute !!

« Pourquoi ? » C’est sans doute la première question que vous vous posez, et à laquelle vous donnez une réponse évidente : c’est de votre faute. Ne pas « réussir » à avoir un enfant naturellement est suffisamment culpabilisant, que ce soit pour un homme ou pour une femme d’ailleurs, d’autant plus si la raison est inexpliquée comme cela arrive souvent. Mais que la FIV échoue est encore plus dur à accuser : vous avez mis toute votre énergie durant des mois si ce n’est des années pour faire une FIV. Pourtant, ce n’est pas de votre faute : ce n’est ni dans votre tête ni à cause de votre corps que cela n’a pas fonctionné. Vous n’avez rien fait de particulier qui aurait pu faire échouer le transfert de l’embryon et son implantation. Et parfois, mieux vaut un embryon qui ne tiennent pas qu’un embryon avec des malformations : la nature fait parfois bien les choses…

Rester soudés

Les tentatives, les espoirs, peuvent ébrécher le couple et effilocher le lien qui vous unit. La sexualité est modifiée, la vie de couple organisée autour des ponctions, des stimulations, des injections, des rendez-vous et autres prises de sang. Et puis après tout, c’est peut-être la faute de l’autre si cela ne marche pas ! Accuser l’autre, ça peut arriver. Stop : respirez, et faites le point. Restez forts face à cette nouvelle. Discutez de vos ressentis, de votre manière de vivre la nouvelle et soyez bienveillants l’un envers l’autre. Vous avez tous les deux besoin de soutien. La bonne idée : changer d’air. Partez un week-end, une semaine si les finances vous le permettent, afin de couper avec le quotidien qui a été si difficile et si éprouvant, rythmé par les nombreux rendez-vous PMA et la pression du résultat tant attendu. Laissez-vous le temps de digérer la situation et de réfléchir à la suite…

Il y a forcément un « après »

Que vous envisagiez ou non une nouvelle FIV, restez positifs même si là, tout de suite, vous préférez vous rouler en boule au fond de votre lit. Cela passera, tôt ou tard, et la vie reprendra le dessus. Adoption, changement de technique, d’établissement, recours à un donneur ou un don d’ovocyte, nouveaux examens, il y a toujours une bonne raison d’avoir l’espoir qu’un jour, vous tiendrez enfin votre bébé dans vos bras.

Persévérez, le bonheur est au bout du chemin !

Publié le 21/02/2017 à 10:57

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