Il est mauvais joueur
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Développement de l'enfant

Enfant mauvais joueur : comment gérer ?


Ecrit le 23/07/2026 par Elodie Grégoire, Rédactrice web / SEO

À chaque partie de cartes, c'est la même histoire qui se termine mal. S'il perd, votre enfant se met en colère, jette tout ce qui se trouve à sa portée et part en pleurant dans sa chambre. Il faut bien l'avouer, il est mauvais joueur. Dès que la partie tourne en sa défaveur, c'est la crise. Pourquoi réagit-il ainsi et comment l'aider à accepter la défaite ?

L'essentiel de l'article

  • C'est normal. Avant 5-6 ans, l'enfant confond ce qu'il fait et ce qu'il est : perdre, c'est « être nul ». Il ne comprend qu'il ne peut pas toujours gagner que vers 6-7 ans.
  • La compétition ambiante aggrave tout. Sous pression de performance, l'enfant triche ou change les règles pour éviter l'échec.
  • Accueillir l'émotion. Arrêter le jeu, laisser passer la crise, nommer ce qu'il ressent : « Je vois que c'est dur de perdre ».
  • Dédramatiser. Rappeler qu'on gagne chacun son tour et que perdre ne dit rien de sa valeur.
  • Valoriser le plaisir avant le résultat. Jeux adaptés à son âge, et surtout jeux de coopération, où l'on gagne ou perd ensemble.
  • Mauvais joueur ≠ mauvais perdant. Le premier triche pour gagner, le second supporte mal la défaite. Les deux peuvent se cumuler.

Pourquoi un enfant est-il mauvais perdant ?

Un sentiment d'échec difficile à accepter

Dès qu'il perd, votre enfant boude, pleure, trépigne et peut même hurler en refusant de continuer à jouer. Ce comportement, que les anglophones appellent un sore loser, est tout à fait normal. Le jeune enfant, jusqu'à 5-6 ans, relie directement ce qu'il fait à ce qu'il est. Pour lui, perdre ne signifie pas simplement que la partie est terminée, mais qu'il est nul. Il ressent la défaite comme une véritable blessure personnelle, car pour lui perdre est inconcevable. Ce n'est qu'à partir de 6-7 ans, en se mesurant à ses copains, qu'il va progressivement comprendre qu'il ne peut pas toujours être le meilleur.

La pression de la compétition

Dans la société actuelle, les enfants sont plongés très vite dans un monde de compétition. On applaudit à chacune de leurs acquisitions et on en redemande, on veut faire encore mieux. Cette pression peut devenir trop forte, ce qui l'oblige parfois à tricher ou à vouloir changer la règle du jeu en sa faveur. Le jeu devient alors une question de performance plutôt qu'un moment de plaisir, et perdre prend une dimension bien trop grave pour sa personnalité en construction.

Comment l'aider à mieux accepter la défaite ?

Laisser l'enfant exprimer sa colère

Il pique sa crise ? Laissez-le faire. Arrêtez le jeu et donnez-lui le temps de se calmer. Accueillez son émotion sans la minimiser : « Je vois que c'est dur de perdre, tu as le droit d'être déçu ». Une fois qu'il s'est apaisé, expliquez-lui calmement que dans un jeu, il y a toujours un perdant et un gagnant, et qu'il ne peut pas toujours être le gagnant. L'important est de valider ce qu'il ressent tout en posant un cadre clair.

Dédramatiser la défaite

Ce comportement de mauvais perdant peut devenir pénible, surtout lorsqu'il joue avec ses copains. La première chose à faire est de dédramatiser et de rassurer : « Tu as perdu, et alors ? Ce sera peut-être ton tour la prochaine fois, c'est chacun son tour ». En normalisant la défaite, vous l'aidez à construire sa résilience et à comprendre que perdre ne remet pas en cause sa valeur.

Privilégier le plaisir du jeu et la coopération

Valorisez le plaisir du jeu plutôt que le résultat final. Proposez-lui des jeux adaptés à son âge qui demandent de la créativité, de la rapidité ou de l'astuce. Rappelez-lui que le principal est de passer un bon moment ensemble et non de gagner à tout prix. Les jeux de coopération sont une excellente alternative : basés sur l'entraide et la solidarité, ils permettent à tous les participants d'atteindre ensemble le même objectif, sans gagnant ni perdant. Cette phase est normale, tous les enfants passent par là.

FAQ : les questions les plus posées par les jeunes parents

Un mauvais joueur est une personne qui réagit mal face à la défaite ou lorsque le jeu ne tourne pas en sa faveur. Il peut tricher, refuser de respecter les règles ou abandonner en pleine partie. Chez l'enfant, ce comportement reflète souvent une immaturité émotionnelle plutôt qu'un défaut de caractère.

Le mauvais joueur triche et ne respecte pas les règles pour gagner à tout prix, tandis que le mauvais perdant ne supporte pas la défaite et réagit avec colère ou tristesse. Ces deux comportements peuvent coexister chez un enfant qui cherche à éviter l'échec et la frustration qui en découle.

En anglais, on utilise l'expression « sore loser » pour désigner une personne qui réagit très mal lorsqu'elle perd. Ce terme anglophone décrit exactement le même comportement : quelqu'un qui devient contrarié ou en colère après une défaite.

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