Virus Zyka, ce qu'il faut savoir
Ecrit le 31/03/2016
Zyka : on en entend parler tous les jours à la télé ou à la radio. Les médias s’affolent de plus en plus. Cette maladie véhiculée par les moustiques de type Aedes – qui sont déjà responsables de la fièvre jaune, de la dengue et du chikungunya – nous fait tourner la tête. Mais c’est quoi exactement ce virus ? Que risque-t-on ? Le point sur le sujet.
L’origine de cette épidémie
Découvert en 1947 dans la forêt de Zyka en Ouganda, ce virus a déjà frappé en 2007 dans le Pacifique et en 2013. Il est réapparu en mars 2015 au Brésil et est aujourd’hui présent en Asie, sur le continent américain, dans le Pacifique et en Afrique. Une augmentation des cas de microcéphalies a été constatée dans le Nord-Est du Brésil : le lien entre Zyka et ces cas de microcéphalies, fortement soupçonné, n’est pour le moment pas établi avec certitude. Ne cédons pas à la panique ! Il semblerait qu’il y ait également une relation entre Zyka et l’apparition de syndromes neurologiques comme le syndrome de Guillain-Barré (SGB). La diffusion du virus est assez simple : le moustique pique une personne infectée et contamine la personne saine qu’il pique ensuite.
Les symptômes
La seule manière de diagnostiquer le virus est l’observation des différents symptômes : fièvre modérée, maux de tête, courbatures, éruptions cutanées avec démangeaisons, conjonctivite, douleurs derrière les yeux ou encore œdème des mains et/ou des pieds. Des signes qui finalement sont assez banals et peuvent passer inaperçus voire être inexistants. Ils apparaissent entre 3 et 12 jours après la piqûre et disparaissent en 2 à 7 jours.
Les recommandations aux femmes enceintes
Les femmes enceintes sont particulièrement ciblées par les préventions actuelles puisque le virus est transmissible aux fœtus et peut entraîner de graves malformations. Il est donc déconseillé aux femmes enceintes de voyager dans les zones où il y a des cas avérés de virus Zyka, comme la Guyane, la Martinique, Saint-Martin et le Brésil.
Le Ministère des Affaires Sociales, de la Santé et des Droits des Femmes recommandent aux femmes enceintes d’annuler ou de reporter leur voyage dans ces régions infectées. Si ce n’est pas possible, il faut observer les mêmes gestes de prévention que la population qui vit dans les pays touchés pour éviter de se faire piquer car il n’existe à l’heure actuelle aucun vaccin. Les précautions sont à observer aux moments où le moustique est le plus actif, à savoir le matin et en fin de journée, et consistent à porter des vêtements longs ainsi qu’à utiliser des répulsifs cutanés compatibles avec la grossesse. Il est aussi vivement conseillé d’utiliser des moustiquaires pour dormir.
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