Mort subite du nourrisson : causes, facteurs de risques et prévention
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Mort subite du nourrisson

Mort subite du nourrisson : causes, facteurs de risques et prévention


Ecrit le 21/04/2017 par Jennifer Trouille, Rédactrice Web

La mort subite du nourrisson (MSN), désormais appelée mort inattendue du nourrisson (MIN), est redoutée par tous les parents durant le sommeil de leur bébé. Aussi tragique qu’inexplicable pour la famille, il existe cependant quelques mesures de prévention à adopter pour réduire le risque d’y être confronté.

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Qu'est-ce que la mort subite du nourrisson ?

Le syndrome de mort subite ou inattendue du nourrisson est défini par la Haute Autorité de santé comme étant « une mort survenant brutalement chez un nourrisson alors que rien, dans ses antécédents connus, ne pouvait le laisser prévoir ». Cela ne veut pas forcément dire qu’il n’y a aucune explication à ces décès, mais que rien ne pouvait laisser présager la survenue d’un tel incident. 

Jusqu'à quel âge un bébé peut-il être concerné par la mort subite du nourrisson ? 

Selon la Haute Autorité de santé, la mort subite du nourrisson concerne les enfants de leur naissance jusqu’à l’âge de 2 ans. On observe que les risques sont plus élevés durant les 6 premiers mois de vie de l’enfant, cette tranche d’âge représente d’ailleurs 90 % des cas. Le risque de MSN diminue à partir de 12 mois, lorsque l’enfant grandit et devient capable de se retourner seul et de bouger sa tête quand il ressent une gêne.

Quelles sont les causes de la mort inattendue du nourrisson ?

On dénombre 250 à 450 cas de mort subite du nourrisson chaque année en France. Si certains cas sont inexpliqués malgré les recherches de causes, les cas d’asphyxie sont relativement nombreux.
L’hyperthermie est également une autre des raisons qui peut favoriser la mort inattendue du nourrisson. Enfin, certaines maladies peuvent être des facteurs de risques entraînant le décès de l’enfant comme des troubles respiratoires, gastro-intestinaux ou métaboliques.

Grâce aux recherches effectuées sur les causes de la MSN et aux campagnes de prévention diffusées à partir des années 1990 sur le couchage des nourrissons, les décès ont fortement chuté. En effet, on dénombrait à cette époque environ 1370 cas de mort subite du nourrisson chaque année.
 

Mort subite du nourrisson : quelles mesures de prévention adopter pour l'éviter ?

Diverses mesures de prévention peuvent être mises en place afin d’éviter le syndrome de mort inattendue du nourrisson.

  • Couchez votre bébé sur le dos tant qu’il ne sait pas se retourner seul : il n’a pas la force de relever la tête si elle se retrouve face contre le matelas, de même s’il y a des régurgitations importantes de lait.
  • Apprenez à votre bébé à jouer sur le ventre ou à être sur le ventre au moment du change. Ne le laissez jamais sans surveillance lorsqu’il est dans cette position.
  • L’utilisation de la tétine semblerait réduire le risque de mort subite du nourrisson. En cas d’allaitement, veillez à avoir trouvé votre rythme avant de proposer la tétine à votre bébé.
  • Ne couchez pas bébé immédiatement après manger : attendez au moins 15 minutes.
  • Maintenez la chambre de votre enfant à une température de 19 °C maximum et aérez régulièrement.
  • Évitez de fumer chez vous : le tabagisme passif fait partie des principaux facteurs de risque de MSN.

Pensez-y ! Ce sont des mesures toutes simples qui permettent de protéger efficacement votre bébé du syndrome de mort subite du nourrisson.
 

Apprendre à coucher correctement son bébé

La plupart des cas de mort subite du nourrisson ont lieu pendant le sommeil des bébés. C’est pour cette raison qu’il est primordial d’apprendre aux parents à bien coucher leur enfant afin d’éviter les risques d’étouffement qui peuvent survenir durant le sommeil, notamment si bébé est dans une position inadaptée à son âge.
 

Coucher son bébé sur le dos

Première recommandation indispensable pour les parents : toujours allonger bébé sur le dos au moment du coucher les premiers mois. Lorsque votre enfant aura développé suffisamment de tonus musculaire, il sera alors capable de se retourner et de changer de position lui-même pour se mettre sur le ventre.

Utiliser un matelas ferme

Utilisez un matelas ferme et adapté à la taille du lit de bébé pour éviter tout risque d’enfouissement ou que votre nourrisson reste coincé entre les barreaux du lit et le matelas. 
En cas d’utilisation d’un lit parapluie, n’utilisez pas de matelas classique, mais le matelas fourni avec.

Proscrire couette et tour de lit

Pour des mesures de sécurité, évitez toute couverture, peluches imposantes, oreiller et tour de lit dans le lit de votre enfant. Seul ami autorisé dans le lit : le doudou, à condition qu’il soit petit et en coton. Enfin, couchez votre bébé dans une gigoteuse adaptée à la saison, avec une tenue adéquate.
 

Laisser bébé dormir avec ses parents : bonne ou mauvaise idée ?

Garder son enfant près de soi après sa naissance est important, à condition qu’il soit dans un espace sécurisé. Il est d’ailleurs recommandé de mettre le lit de bébé dans la chambre des parents durant les six premiers mois de sa vie, notamment en prévention du risque de mort subite des nourrissons. Mais qui dit cododo ne dit pas de laisser bébé dormir dans le lit de ses parents. En effet, laisser bébé s’endormir en même temps que ses parents dans leur lit augmente considérablement le risque de décès chez les nourrissons. 

Privilégiez l’utilisation d’un lit de co-sleeping avec barrière ou disposez le lit de bébé à côté du vôtre. En gardant bébé près de vous, vous serez plus réactifs en cas d’apparition des premiers signes de gêne respiratoire.