1897_tubercules-montgomery
favoris
Allaitement : tout savoir

Les tubercules de montgoméry, qu'est-ce-que c'est ?


Ecrit le 02/02/2026 par Elodie Grégoire, Rédactrice web / SEO

Pendant la grossesse, l’allaitement ou parfois même en dehors de ces périodes, il n’est pas rare de remarquer de petites bosses sur les tétons ou autour de l’aréole. Ces « boutons », souvent source de questions voire d’inquiétude, portent un nom bien précis : les tubercules de Montgomery.

Présents naturellement chez toutes les femmes, et même chez les hommes, ils deviennent simplement plus visibles sous l’effet des hormones. À quoi servent-ils ? Quand apparaissent-ils ? Faut-il s’en préoccuper s’ils sont douloureux ou gonflés ? On fait le point, pour comprendre leur rôle, leur évolution au fil de la grossesse et de l’allaitement, et savoir quand consulter si besoin.

Recevez des échantillons et offres spéciales pour bébé GRATUITEMENT :

inscrivez-vous ! 💛

Qu’est-ce que les glandes ou tubercules de Montgomery ?

Les tubercules de Montgomery, aussi appelés glandes aréolaires, sont de petites protubérances visibles sur l’aréole, la zone pigmentée autour du mamelon. Ils ressemblent à de petits boutons ou à de la chair de poule et sont présents naturellement chez toutes les femmes, dès la puberté. Leur nombre et leur visibilité varient d’une personne à l’autre.

Il s’agit en réalité de glandes sébacées modifiées, qui sécrètent une substance huileuse destinée à protéger le mamelon et l’aréole contre le dessèchement, les irritations et certaines infections. Cette fonction est particulièrement utile pendant l’allaitement, mais existe tout au long de la vie.

Décrits au XIXᵉ siècle par l’obstétricien irlandais William Fetherstone Montgomery, ces tubercules peuvent devenir plus visibles sous l’effet des hormones, notamment lors du cycle menstruel, au début de la grossesse ou pendant l’allaitement. Leur présence est donc normale et physiologique.

Comment reconnaître les tubercules de Montgomery ?

Les tubercules de Montgomery se reconnaissent par leur aspect discret mais caractéristique. Il s’agit de petites bosses rondes, situées sur l’aréole, autour du mamelon. Elles font partie de l’anatomie normale du sein et sont présentes chez toutes les femmes, même si elles sont parfois peu visibles.

Leur taille est généralement petite, de l’ordre de 1 à 2 millimètres, et leur couleur se rapproche de celle de l’aréole. Ils peuvent devenir plus visibles à certains moments de la vie, notamment sous l’effet des hormones.

Boutons sur les tétons ou bouton sur l’aréole mammaire : à quoi ça ressemble ?

Concrètement, les tubercules de Montgomery ressemblent à de petits boutons non douloureux, légèrement en relief, parfois comparés à de la chair de poule. Ils ne sont ni rouges, ni inflammatoires en temps normal, et ne contiennent pas de pus comme un bouton classique.

Contrairement à une lésion cutanée ou à un bouton infecté, ils ne démangent pas forcément et ne disparaissent pas en quelques jours. Leur présence est stable, même si leur visibilité peut varier au fil du cycle menstruel, de la grossesse ou de l’allaitement.

Photos des tubercules de Montgomery : à quoi s’attendre ?

Sur des photos, les tubercules de Montgomery apparaissent comme de petites protubérances régulières réparties autour du mamelon, sans rougeur ni écoulement. Leur aspect peut varier selon les femmes, la pigmentation de la peau et le moment de la vie (début de grossesse, allaitement, cycle hormonal).

Comparer avec des photos peut aider à se rassurer, mais en cas de doute, un avis médical reste toujours préférable.

Quand apparaissent les tubercules de Montgomery ?

Les tubercules de Montgomery sont présents chez toutes les femmes dès la puberté, mais ils ne sont pas toujours visibles. Leur apparition plus marquée est le plus souvent liée aux variations hormonales. Ils peuvent ainsi devenir plus visibles à certaines périodes de la vie, puis s’estomper sans jamais disparaître totalement. Ce phénomène est normal et correspond simplement à la réaction des glandes aréolaires aux hormones féminines.

Tubercules de Montgomery au début de la grossesse

Au début de la grossesse, les tubercules de Montgomery font partie des premiers changements observés au niveau des seins. Sous l’effet de la montée des hormones de la grossesse, notamment la progestérone et la prolactine, l’aréole s’assombrit et ces petites protubérances deviennent plus visibles. Chez certaines femmes, cette modification apparaît très tôt, parfois avant même un test de grossesse positif. Elle s’inscrit dans la préparation naturelle du corps à l’allaitement et n’a rien d’inquiétant.

Tubercules de Montgomery et règles : est-ce normal ?

Oui, c’est tout à fait normal. Les tubercules de Montgomery peuvent également devenir plus visibles juste avant les règles, pendant la phase lutéale du cycle menstruel. Cette période est marquée par une augmentation de la progestérone, qui agit directement sur les seins et l’aréole. Ils peuvent alors paraître légèrement plus gonflés ou plus nombreux, avant de redevenir plus discrets après les menstruations. Ces variations font partie du fonctionnement hormonal habituel du corps féminin.

Pourquoi ai-je des tubercules de Montgomery ?

La présence de tubercules de Montgomery est parfaitement normale. Ils font partie de l’anatomie naturelle des seins et peuvent être plus ou moins visibles selon les périodes de la vie.

Leur apparence est principalement liée aux variations hormonales. Grossesse, allaitement, cycle menstruel, puberté ou ménopause peuvent influencer leur taille ou leur couleur. Ils réagissent notamment à la progestérone et à la prolactine, des hormones impliquées dans la préparation du sein.

Ces petites protubérances ont un rôle protecteur : ce sont des glandes sébacées modifiées qui produisent une substance huileuse destinée à protéger l’aréole et le mamelon contre le dessèchement, les irritations et les infections. Leur présence n’est donc ni un signe de maladie ni un problème cutané, mais un fonctionnement naturel du corps.

Tubercules de Montgomery sans grossesse : faut-il s’inquiéter ?

Non, la présence de tubercules de Montgomery en dehors d’une grossesse n’est pas inquiétante. Ces petites protubérances sont naturellement présentes chez toutes les femmes et peuvent être plus ou moins visibles selon les périodes de la vie.

Leur apparence varie en fonction des fluctuations hormonales, du cycle menstruel ou encore de la sensibilité de la peau. Tant qu’il n’y a ni douleur persistante, ni rougeur marquée, ni écoulement inhabituel, leur présence est considérée comme normale.

Tubercules de Montgomery mais pas enceinte

Il est très fréquent de remarquer des tubercules de Montgomery sans être enceinte. Certaines femmes les observent davantage avant les règles ou lors de variations hormonales passagères. Ils peuvent apparaître, s’accentuer, puis s’estomper naturellement. Ce phénomène n’indique ni un problème de fertilité ni une anomalie mammaire. Il s’agit simplement de glandes sébacées qui réagissent aux hormones féminines.

Tubercules de Montgomery chez l’homme et à la ménopause

Les tubercules de Montgomery ne concernent pas uniquement les femmes enceintes. Les hommes en possèdent également, même s’ils sont généralement très discrets. Cela fait partie de l’anatomie normale du mamelon. À la ménopause, les changements hormonaux peuvent aussi modifier l’aspect de l’aréole. Une peau plus fine ou plus sèche peut rendre ces tubercules plus visibles. Là encore, il s’agit d’un phénomène physiologique normal, lié à l’évolution naturelle du corps.

Quel est le rôle des tubercules de Montgomery pendant l’allaitement ?

Pendant l’allaitement, les tubercules de Montgomery jouent un rôle essentiel. Ces petites glandes situées sur l’aréole sécrètent une substance huileuse qui protège le mamelon contre le dessèchement, les crevasses et les irritations liées à la succion. Elles participent aussi au bon déroulement de la tétée en maintenant la peau souple et en limitant naturellement la prolifération des bactéries.

Une odeur naturelle pour guider bébé vers le sein

Les tubercules de Montgomery émettent également une odeur naturelle, imperceptible pour l’adulte mais très repérable pour le nouveau-né. Ce signal olfactif aide bébé à localiser le sein et à s’orienter vers le mamelon dès les premières tétées. C’est l’un des mécanismes naturels qui facilitent la mise au sein et renforcent le lien entre la mère et son bébé.

Tubercules de Montgomery douloureux, gonflés ou bouchés : que faire ?

Les tubercules de Montgomery sont en général indolores, mais il peut arriver qu’ils deviennent sensibles, gonflés ou légèrement douloureux. Ces désagréments sont le plus souvent bénins et liés à une obstruction temporaire ou à une irritation locale.

Tubercules de Montgomery inflammés, gonflés ou qui grattent : est-ce normal ?

Une inflammation peut survenir lorsque l’une des glandes se bouche ou que la peau de l’aréole est fragilisée. Cela peut provoquer une sensation de tiraillement, des démangeaisons ou un gonflement localisé. Ces symptômes sont souvent accentués pendant la grossesse ou l’allaitement, périodes où la peau est plus sollicitée et sensible.

Tubercule de Montgomery blanc ou bouché : est-ce grave ?

Un tubercule de Montgomery blanc correspond le plus souvent à une accumulation de sécrétion huileuse. Ce phénomène est fréquent et sans gravité.
Il est important de ne pas percer ni presser la zone, au risque de provoquer une infection ou d’aggraver l’inflammation.

Gestes simples à la maison

Dans la majorité des cas, quelques gestes doux suffisent à soulager l’inconfort :

  • appliquer des compresses tièdes pour favoriser le drainage naturel,
  • nettoyer délicatement à l’eau tiède, sans savon agressif,
  • éviter les frottements et privilégier des soutiens-gorge confortables, sans armatures,
  • hydrater la zone avec une matière naturelle si besoin, sans excès.

Ces gestes respectent le rôle protecteur naturel des tubercules.

Quand consulter un avis médical ?

Un avis médical est recommandé si :

  • la douleur persiste plusieurs jours malgré les soins,
  • un écoulement purulent apparaît,
  • la zone devient très rouge, chaude ou accompagnée de fièvre,
  • un tubercule grossit de façon inhabituelle ou devient très douloureux.

Dans ces situations, un professionnel de santé pourra vérifier qu’il ne s’agit pas d’une infection nécessitant un traitement spécifique.

Tubercules de Montgomery : cancer ou phénomène normal ?

La présence de tubercules de Montgomery est un phénomène totalement normal et, dans l’immense majorité des cas, sans aucun lien avec un cancer du sein.
Ces petites protubérances font partie de l’anatomie naturelle de l’aréole et évoluent sous l’effet des hormones, notamment pendant la grossesse, l’allaitement ou certaines phases du cycle menstruel.

Un tubercule de Montgomery isolé, visible ou légèrement gonflé n’est pas un signe alarmant. Les signes qui doivent en revanche amener à consulter sont différents : masse dure persistante, modification importante de la peau, écoulement sanguin ou douleur inhabituelle.
En cas de doute, un avis médical permet toujours de lever les inquiétudes.

Comment enlever ou faire disparaître les tubercules de Montgomery ?

Il n’est ni recommandé ni nécessaire de chercher à enlever les tubercules de Montgomery. Ils jouent un rôle protecteur essentiel pour le mamelon et l’aréole, notamment en période d’allaitement.

Les percer, les gratter ou tenter de les faire disparaître peut provoquer des irritations, des infections ou des inflammations.
Dans de rares cas, lorsqu’ils deviennent très gênants sur le plan esthétique ou douloureux de façon persistante, un médecin peut proposer des solutions médicales adaptées. Toute intervention doit impérativement se faire après un avis médical.

Quand disparaissent les tubercules de Montgomery ?

Les tubercules de Montgomery ont tendance à devenir moins visibles avec le temps.
Après une grossesse, ils régressent généralement si l’allaitement n’a pas lieu, ou à la fin de l’allaitement. Leur apparence peut néanmoins varier tout au long de la vie, en fonction des fluctuations hormonales, du cycle menstruel ou de la ménopause.

Chez certaines femmes, ils restent visibles de façon permanente, sans que cela ne pose le moindre problème. Là encore, il s’agit d’une variation normale du corps féminin.

Vous souhaitez enrichir nos contenus ou partager votre expertise ?

Faites-nous part de votre expertise !

Pour accéder aux formulaires, vous pouvez modifier vos choix en acceptant les cookies.

👩‍🏫 Une suggestion pour cet article ?

Partagez vos retours sur cet article afin que notre équipe éditoriale puisse l’enrichir.

Partager une suggestion

💡 Vous êtes expert(e) sur le sujet ?

Contribuez avec votre expertise pour nous aider à proposer des contenus fiables et enrichissants.

Contribuer en tant qu'expert