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Congé maternité et paternité

Le congé maternité : congé prénatal et postnatal


Ecrit le 01/09/2026 par Elodie Grégoire, Rédactrice web / SEO

Vous êtes enceinte : félicitations ! Reste une question fréquente : comment fonctionne le congé maternité ? Entre congé prénatal, congé postnatal  et démarches à anticiper, le sujet peut sembler complexe. Pas de panique, on fait le point ensemble sur ces périodes de pause pendant et après la grossesse : définition, durées selon votre situation, début du congé et possibilités de report, avec des renvois vers nos articles détaillés si besoin. Vous allez voir, c'est plus simple qu'il n'y paraît !

L'essentiel de l'article

  • Deux temps de repos. Le congé maternité se compose du congé prénatal, avant la naissance, et du congé postnatal, après, autour de la date présumée d'accouchement.
  • Obligatoire. Impossible d'y renoncer totalement : un arrêt minimum de 8 semaines, dont 6 après l'accouchement.
  • Une durée selon la situation familiale. 16 semaines pour un 1er ou 2e enfant, 26 dès le 3e (avec 2 enfants déjà à charge), 34 pour des jumeaux, 46 pour des triplés ou plus.
  • Ce sont les enfants à charge qui comptent. Pas le nombre total attendu, mais le nombre d'enfants déjà à charge à la naissance.
  • Modulable. On peut reporter jusqu'à 3 semaines de prénatal sur le postnatal (avec avis médical), mais la durée totale reste identique.
  • Rémunéré, pas toujours à 100 %. Indemnités journalières de la CPAM, plafonnées, parfois complétées par l'employeur selon la convention collective.

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Qu'est-ce que le congé maternité ?

Vous bénéficiez d'un congé maternité autour de la date présumée d'accouchement, débutant avant la grossesse et se terminant plusieurs semaines après l'accouchement. Ce congé comprend deux temps distincts : le congé prénatal, avant la naissance, et le congé postnatal, après. Sa durée est fixée par la loi, et les indemnités journalières qui vous sont versées pendant cette période proviennent de la sécurité sociale, sous réserve de remplir certaines conditions d'activité.

Le congé maternité est-il obligatoire ?

Oui, le congé maternité est obligatoire pour toute salariée enceinte, et il est interdit par la loi d'y renoncer totalement. Vous pouvez néanmoins choisir de ne pas prendre l'intégralité de votre congé maternité, à condition de vous arrêter au minimum 8 semaines, dont 6 semaines obligatoirement après l'accouchement. Cette règle protège votre santé et celle de votre bébé, même si vous vous sentez en pleine forme.

Quelles démarches auprès de votre employeur ?

Avant même de penser au congé maternité, une étape administrative s'impose : la déclaration de grossesse, à effectuer auprès de votre caisse d'assurance maladie et, si vous le souhaitez, de votre employeur. C'est cette démarche qui ouvre votre droit au congé et vous permet ensuite de percevoir vos indemnités.

Vient ensuite l'information de votre employeur : vous devez lui indiquer votre absence à venir ainsi que les dates prévues de votre congé maternité, par simple lettre accompagnée d'un certificat médical. Bonne nouvelle, vous n'avez pas besoin d'obtenir son accord, cette formalité suffit pour que votre congé soit reconnu et vos indemnités versées dans les temps.

Quelle est la durée du congé maternité selon le nombre d'enfants ?

La durée de votre congé maternité dépend de votre situation familiale : le nombre d'enfants que vous attendez, mais aussi le nombre d'enfants déjà à charge. Le tableau ci-dessous vous donne une vue d'ensemble pour savoir à combien de semaines de congé maternité vous avez droit.

SituationCongé prénatalCongé postnatalDurée totale
1er ou 2e enfant6 semaines10 semaines16 semaines
3e enfant (avec 2 enfants ou plus déjà à charge)8 semaines18 semaines26 semaines
Jumeaux12 semaines22 semaines34 semaines
Triplés ou plus24 semaines22 semaines46 semaines

 

Congé maternité pour le 1er, 2e ou 3e enfant

Pour un premier ou un deuxième enfant, vous bénéficiez de 16 semaines de congé maternité : 6 semaines avant la naissance et 10 semaines après. Dès le troisième enfant, à condition d'avoir déjà 2 enfants ou plus à charge, la durée totale passe à 26 semaines (8 semaines de congé prénatal et 18 semaines de congé postnatal). C'est un point souvent mal compris : ce n'est pas le nombre total d'enfants attendus qui compte, mais bien le nombre d'enfants déjà à charge au moment de la naissance. Pour aller plus loin sur ce cas précis, consultez notre article dédié au congé maternité pour un 3e enfant.

Congé maternité pour des jumeaux ou des triplés

Une grossesse multiple ouvre droit à une durée de congé maternité plus longue, logiquement, puisque vous accueillez plusieurs bébés en même temps. Pour des jumeaux, comptez 34 semaines au total, réparties en 12 semaines de congé prénatal et 22 semaines de congé postnatal. Pour des triplés ou plus, la durée maximale grimpe à 46 semaines, dont 24 semaines avant l'accouchement et 22 semaines après. Ces durées correspondent au cadre légal général ; certaines conventions collectives peuvent prévoir des dispositions plus favorables, renseignez-vous auprès de votre employeur.

Quand commence le congé maternité ?

Le congé maternité s'organise autour de la date présumée d'accouchement (DPA), celle que votre médecin ou votre sage-femme vous communique lors de la déclaration de grossesse. Concrètement, pour un premier ou un second enfant, il débute en général 6 semaines avant la DPA et se poursuit 10 semaines après la naissance, soit 16 semaines au total. Ces repères varient toutefois selon votre situation familiale, d'où l'intérêt de bien identifier le premier jour de votre congé.

Le congé prénatal, avant l'accouchement

Le congé prénatal correspond à la période de repos que vous prenez avant la naissance de votre bébé. Son début se calcule à partir de la DPA : c'est ce jour-là que démarre officiellement votre arrêt de travail, avec suspension du contrat. Pour connaître précisément votre date, mieux vaut s'appuyer sur un outil fiable plutôt que de compter approximativement les semaines avant l'accouchement. Le calcul du congé maternité proposé par La Boîte Rose vous donne vos dates exactes en quelques secondes, à partir de votre DPA et du nombre d'enfants à charge.

Le congé postnatal, après la naissance

Le congé postnatal démarre, lui, dès l'accouchement et se poursuit pendant plusieurs semaines, le temps de vous remettre et de profiter des premiers instants avec votre bébé. Sa durée dépend directement de celle du congé prénatal : plus ce dernier est long, plus le postnatal est court, et inversement. La reprise du travail s'organise ensuite progressivement, en fonction de la date de fin calculée dès le début de votre congé maternité.

Peut-on reporter ou avancer son congé maternité ?

Bonne nouvelle : le congé maternité n'est pas figé au jour près. Sous certaines conditions, vous pouvez reporter une partie du congé prénatal sur le congé postnatal, ou au contraire l'avancer.

Reporter ou avancer une partie du congé

Vous souhaitez profiter d'un peu plus de temps avec votre bébé après la naissance ? Il est possible de reporter jusqu'à 3 semaines de votre congé prénatal sur le congé postnatal, à condition d'obtenir l'avis favorable du médecin qui suit votre grossesse. À l'inverse, si vous attendez un troisième enfant ou des jumeaux, vous pouvez avancer le début de votre arrêt de travail (jusqu'à 2 semaines pour un troisième enfant, jusqu'à 4 semaines pour des naissances multiples). Dans tous les cas, la durée totale du congé maternité reste identique : ce qui est gagné d'un côté est perdu de l'autre. Pour connaître la marche à suivre précise auprès de la CPAM, on vous explique tout dans notre article pour décaler le début de son congé maternité.

Accouchement prématuré ou dépassement de terme

Et si le bébé décide de bousculer le calendrier ? En cas d'accouchement prématuré, la durée totale du congé maternité n'est pas réduite : les jours de congé prénatal non pris sont automatiquement reportés sur le congé postnatal. Si la naissance intervient plus de 6 semaines avant la date prévue et nécessite une hospitalisation du bébé, le congé maternité est même allongé. À l'inverse, en cas de dépassement de terme, le congé prénatal se prolonge naturellement, sans que cela ne rogne sur la durée de votre congé postnatal. Autant de bonnes raisons de rester zen si l'accouchement ne suit pas le planning prévu.

Congé maternité et complications : le congé pathologique

Si votre état de santé se dégrade pendant la grossesse, en cas de risque de naissance prématurée par exemple, ou après l'accouchement, un congé pathologique peut venir s'ajouter à votre congé maternité classique. Il se prend au maximum deux semaines avant la date présumée d'accouchement (DPA), ou dans les quatre semaines qui suivent la naissance.

Ce congé n'est jamais automatique : il repose toujours sur une prescription médicale. Le médecin ou le gynécologue qui suit votre grossesse évalue votre situation, en lien avec votre sage-femme si besoin, avant de vous délivrer ce certificat.

Vous vous demandez dans quels cas ce congé peut être accordé et comment en faire la demande ? Notre article dédié au congé pathologique vous détaille toutes les conditions.

Le congé maternité est-il rémunéré ?

Bonne nouvelle : votre congé maternité n'est pas un congé sans solde. Pendant toute sa durée, vous percevez une rémunération sous forme d'indemnités journalières, à condition de remplir certaines conditions liées à votre situation professionnelle.

Les indemnités journalières de la Sécurité sociale

Concrètement, c'est votre CPAM qui vous verse des indemnités journalières (IJ) pendant votre congé maternité, à condition de justifier d'une affiliation suffisante à l'Assurance Maladie (généralement 6 mois) et d'avoir travaillé un nombre d'heures minimum avant le début de votre congé. Le montant de ces IJ dépend directement de votre salaire, calculé sur la moyenne de vos 3 derniers mois de rémunération (ou des 12 derniers mois si votre activité était saisonnière ou discontinue). Comme il existe plusieurs cas particuliers (temps partiel, contrats courts, chômage), mieux vaut vérifier votre situation exacte et estimer le montant qui vous concerne directement sur le site de l'Ameli, qui propose d'ailleurs un simulateur dédié.

Qui verse la rémunération pendant le congé ?

Dans certains cas, votre employeur peut aussi entrer en jeu. En effet, selon votre convention collective ou votre accord d'entreprise, il peut être tenu de maintenir votre salaire habituel pendant votre congé maternité. On parle alors de subrogation : c'est votre employeur qui perçoit directement les indemnités journalières à votre place, tout en continuant à vous verser votre salaire complet. Cela évite les décalages de trésorerie de votre côté, le temps que la CPAM traite votre dossier. Pensez donc à vérifier les dispositions prévues par votre convention collective, ainsi qu'à vous assurer que votre employeur a bien transmis à temps l'attestation de salaire nécessaire au calcul de vos indemnités.

Le congé maternité pour un auto-entrepreneur ? 

Si vous êtes travailleuse indépendante ou auto-entrepreneuse, vous avez également droit à un congé maternité, géré par la Sécurité sociale des indépendants (rattachée à l'Assurance Maladie). Il comprend deux volets : une allocation forfaitaire de repos maternel, versée en deux fois (à la fin du congé prénatal puis après l'accouchement), et des indemnités journalières forfaitaires, versées si vous cessez toute activité pendant au moins 8 semaines, dont 6 après l'accouchement. Le montant de ces indemnités dépend de vos revenus : si votre revenu annuel moyen est inférieur à un certain seuil, elles sont fortement réduites. La durée du congé est la même que pour les salariées. Pour connaître les montants exacts et à jour, ainsi que les conditions, rendez-vous sur le site de l'Assurance Maladie.

Et le congé du second parent : le congé paternité ?

Cet article se concentre sur le congé maternité, donc sur les droits de la mère. Mais qu'en est-il du deuxième parent ? Rassurez-vous, le père (ou la personne qui vit avec la mère) bénéficie lui aussi d'un dispositif dédié : le congé de paternité et d'accueil de l'enfant.

Dans les grandes lignes, ce congé se compose d'une période obligatoire de 4 jours calendaires, prise juste après les 3 jours de congé de naissance déjà accordés par l'employeur. S'y ajoute ensuite une période facultative de 21 jours (28 jours en cas de naissance multiple), à prendre dans les 6 mois suivant la naissance, en une ou deux fois. Comme pour le congé maternité, des indemnités journalières sont versées par l'Assurance Maladie sous certaines conditions.

Vous l'aurez compris, les deux parents peuvent ainsi s'organiser ensemble autour de l'arrivée de bébé, sans que l'un empiète sur les droits de l'autre. D'ailleurs, à ne pas confondre avec le congé parental, qui lui peut être pris bien plus tard par l'un ou l'autre parent, et pour une durée plus longue.

Pour connaître en détail les démarches, les délais à respecter et les cas particuliers (hospitalisation du bébé, par exemple), direction notre article dédié : Congé paternité. Vous y trouverez également un modèle de lettre pour formuler votre demande auprès de votre employeur en toute simplicité.

FAQ : les questions les plus posées par les jeunes parents concernant le congé maternité

Oui, le congé maternité est un droit protégé par la loi, et il est interdit d'y renoncer totalement. Vous pouvez toutefois choisir d'écourter votre congé, à condition de vous arrêter au minimum 8 semaines, dont 6 semaines obligatoirement après l'accouchement. Cette période minimale protège votre santé et celle de votre bébé, elle ne se négocie pas avec votre employeur.

Dès le 3e enfant attendu (avec 2 enfants ou plus déjà à charge), vous avez droit à 26 semaines de congé maternité, contre 16 semaines pour un premier ou un deuxième enfant. Pour une grossesse gémellaire, la durée grimpe à 34 semaines, et jusqu'à 46 semaines en cas de naissances multiples de 3 enfants ou plus.

Pas systématiquement. Les indemnités journalières versées par l'assurance maladie sont calculées sur votre salaire des 3 derniers mois, mais elles sont plafonnées, ce qui ne correspond pas toujours à 100 % de votre rémunération habituelle. Certaines conventions collectives ou accords d'entreprise prévoient un maintien intégral du salaire par l'employeur : renseignez-vous auprès de votre service RH pour connaître votre situation exacte.

C'est l'assurance maladie, via la CPAM, qui verse vos indemnités journalières pendant toute la durée du congé. Pour cela, votre employeur doit transmettre une attestation de salaire dès le début de votre congé prénatal : pensez à vérifier que cette démarche a bien été effectuée. Si votre convention collective prévoit un maintien de salaire, l'employeur perçoit alors directement les indemnités (on parle de subrogation) et continue de vous verser votre salaire habituel.

Le plus simple reste d'utiliser un outil de calcul du congé maternité, comme celui proposé par La Boîte Rose, en indiquant votre date présumée d'accouchement et votre situation familiale. Vous obtenez ainsi vos dates précises de congé prénatal et postnatal. Le simulateur d'Ameli permet, lui, d'estimer le montant de vos indemnités journalières.

Plusieurs solutions existent : reporter une partie du congé prénatal sur le postnatal, bénéficier d'un congé pathologique en cas de complications, ou encore accoler des congés payés à la suite du congé maternité. Sachez aussi que pendant cette période, vous bénéficiez d'une protection renforcée contre le licenciement. Consultez nos articles dédiés pour connaître la marche à suivre selon votre situation.

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