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Risques de grossesse

Perturbateurs endocriniens : où sont-ils cachés ?


Ecrit le 11/05/2017 par Chrystelle Lacouara, Rédactrice
Modifié le 16/08/2022 par Jennifer Trouille, Rédactrice Web

Depuis plusieurs années, les perturbateurs endocriniens font la une de l’actualité. Composés de substances chimiques et toxiques, les perturbateurs endocriniens sont suspectés d’être à l’origine de nombreux troubles, maladies ou cancers. Mais qu’est-ce qu’un perturbateur endocrinien ? Quels sont leurs effets sur la santé et sur l’environnement ? Comment les détecter et peut-on les éviter ? On vous dit tout sur cet ennemi sans visage de votre santé et de celle de vos enfants.

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Perturbateurs endocriniens : qui sont-ils ?

Derrière cette dénomination un peu barbare se cachent des molécules chimiques qui peuvent agir sur la production, la diffusion et l’action des hormones dans le corps. En France, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a répertorié en 2020 une liste européenne des perturbateurs endocriniens sur le site edlists.org. Parmi les perturbateurs endocriniens les plus recensés figurent : 

  • Le bisphénol A (BPA),
  • les phtalates,
  • les pesticides,
  • les parabènes,
  • les métaux lourds,
  • le téflon,
  • le triclosan,
  • les polychlorobiphényles (PCB),
  • les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP),
  • les retardateurs de flamme bromés (PBDE).

Où sont cachés les perturbateurs endocriniens ?

Mauvaise nouvelle, les perturbateurs endocriniens sont présents partout dans notre quotidien, que ce soit dans notre alimentation, le textile, les cosmétiques, les jouets pour enfants, les emballages alimentaires ou en plastique.

  • Les ustensiles de cuisine : certaines poêles avec un revêtement antiadhésif contiennent notamment du téflon, dans la composition des boîtes en plastique ou des cannettes en aluminium.
  • Les produits cosmétiques et d’hygiène : dentifrices, shampoings, déodorants, protections féminines, lingettes pour bébé, crèmes pour le visage ou pour le corps, contiennent de nombreux parabènes et phtalates.
  • Les aliments, avec la présence de pesticides ou d’autres substances toxiques comme les métaux que l’on peut retrouver dans le soja, le poisson, la viande ou les additifs alimentaires. Le mobilier et les tissus du quotidien : rideaux de douche en plastique, jouets pour enfants, ou encore sièges auto, pour ne citer qu'eux, sont de vrais nids à perturbateurs endocriniens.
  • Les vêtements, qui sont traités et ensuite en contact avec la peau.
  • Les bougies et désodorisants qui parfument notre intérieur et dégagent des substances parfois irritantes dues à leur composition chimique.
  • L’eau, ou encore dans l’air que l’on respire au quotidien.

Quels sont les risques sur la santé liés aux perturbateurs endocriniens ?

Les études montrent que tout le monde peut être exposé aux perturbateurs endocriniens, quel que soit le sexe, le milieu social ou l’âge.
Les effets des perturbateurs endocriniens sur la santé sont nombreux : 

  • Obésité,
  • diabète,
  • troubles du métabolisme,
  • problèmes de fertilité,
  • troubles hormonaux et impact sur le système reproductif,
  • affaiblissement du système immunitaire,
  • allergies,
  • asthme ou difficultés respiratoires,
  • et même à l’origine de certains cancers.

À noter que les effets sur la santé sont plus ou moins conséquents selon la durée d’exposition ainsi que la quantité de substances toxiques présentes autour de nous.

Le danger des perturbateurs endocriniens et autres substances toxiques durant la grossesse

La grossesse et l’enfance sont des périodes particulièrement sensibles où l’exposition avec des perturbateurs endocriniens est plus que jamais à éviter. En effet, les perturbateurs endocriniens peuvent agir in utero et causer une prématurité ou des malformations durant le développement du fœtus. La présence de substances toxiques dès le plus jeune âge, voire avant la naissance, est aussi suspectée d’affecter le développement hormonal des enfants. Sans compter que certains perturbateurs endocriniens ont une longue durée de vie et leurs effets peuvent apparaître plusieurs années plus tard, voire sauter une génération. 

Une étude du magazine 60 millions de consommateurs datant de 2017, a évoqué que plus de 30 substances toxiques en moyenne ont été retrouvées dans l’organisme et les cheveux d’enfants âgés de 10 à 15 ans. Des résultats qui font froid dans le dos ! 

Perturbateurs endocriniens : quelle surveillance à l’échelle européenne ?

Depuis plusieurs années, la réglementation sur l’utilisation des perturbateurs endocriniens dans l’Union européenne tend à évoluer. Certains pays ont d’ores et déjà interdit l’utilisation de plusieurs perturbateurs endocriniens. La France a par exemple interdit l’utilisation de phtalates dans certains domaines, comme l’emballage de produits alimentaires ou cosmétiques. Le bisphénol A est également interdit en France depuis 2012 dans la composition des contenants destinés aux bébés et jeunes enfants, notamment dans les biberons. 

Les bons gestes pour limiter l’exposition aux perturbateurs endocriniens

Se protéger et limiter son exposition aux perturbateurs endocriniens est important. Pour cela, quelques bonnes pratiques au quotidien peuvent vous aider.

  • Privilégiez une alimentation bio et lavez vos fruits et légumes avant de les consommer.
  • Renouvelez vos ustensiles de cuisine dès qu’ils sont usés.
  • Préférez les produits cosmétiques bio avec une composition plus saine. Pour vous assurer de leur composition, prenez l’habitude lire la liste des ingrédients sur les étiquettes.
  • Évitez de faire réchauffer vos aliments directement dans des boîtes en plastique au micro-ondes, mais utilisez plutôt une assiette ou un contenant en verre.
  • Choisissez des nettoyants ménagers avec une composition bio et naturelle ou fabriquez-les vous-même avec du vinaigre blanc et du bicarbonate par exemple.
  • Réduisez au maximum les emballages en plastique dans votre quotidien. En plus de limiter votre exposition aux perturbateurs endocriniens, notamment le bisphénol A, présent dans le plastique, vous faites aussi un geste pour la planète !
  • Limitez votre consommation de poisson gras, souvent contaminés par plusieurs substances toxiques telles que des pesticides ou des métaux lourds.
  • Lavez les vêtements neufs avant de les porter.
  • Privilégiez les jouets en bois, sans peinture toxique, pour vos enfants, à la place des jouets en plastique, parfois nocifs et moins durables dans le temps.
  • Aérez votre habitation quelques minutes chaque jour pour renouveler l’air ambiant.

Pour votre santé et prendre soin de l’environnement, réduisez votre exposition et celle de vos enfants aux perturbateurs endocriniens grâce à la mise en place de petits gestes simples du quotidien.